‹ La légende des GirondinsChapitre 123 sur 274 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

FoNFRÈDE : Vous le voyez, citoyens, Danton, ce fervent révolutionnaire, pense comme moi '.

On le voit, nous sommes loin de ces scènes où les historiens et les dramaturges nous ont montré Boyer- P'onfrède et Guadet repoussant avec horreur le contact de Danton !

Poursuivons cependant, et recherchons, dans les Mémoires des contemporains, ce qui pourra nous éclairer sur la vraie nature des tentatives de rapprochement entre la Gironde et Danton.

Une chose nous frappe tout d'abord. Quelques-uns des principaux membres du parti girondin, Louvet. Buzot, Mme Roland, ont écrit leurs Mémoires, au lendemain même des événements 2. Nul doute qu'ils n'aient parlé d'un épisode où leurs amis ont joué un si l)eau rôle, qu'ils n'aient enregistré les paroles de Barharoux et de Guadet, paroles héroïques et dont il leur appartenait de conserver le souvenir. Et pourtant si vous ouvrez ces Mémoires, vous n'y trouverez rien qui se rapporte à cet épisode, pas même une simple allusion. Gomment serait-il possible d'expliquer un pareil silence, si les conférences entre les Girondins et Danion avaient eu le caractère que les historiens se sont plu à leur donner ?

Reste maintenant les Mémoires écrits longtemps après les événements et par des acteurs dont le rôle n'a pas eu, à beaucoup près, l'importance de celui de Mme Roland, de Buzot et de Louvet.

Les premiers que nous rencontrons sont ceux que

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