‹ La légende des GirondinsChapitre 163 sur 274 · Moniteur du 7 avril · texte numérisé non relu

Moniteur du 7 avril

position au Comité de sûreté générale pour en faire son rapport, Isnard se plaignit, dès le 5 avril, que ce rapport n'eût pas encore été présenté ; il insista pour que la Convention prit une décision aussi prompte que possible. La question revint le lendemain 6 avril, et, dans cette séance, Buzot combattit la mesure proposée. Buzot avait alors, dans le parti de la Gironde, une situation particulière, sur laquelle il ne sera pas hors de propos de s'arrêter un instant.

Lorsque parut, pour la première fois, l'an III de la république (20 germinal), V Appel à l'impartiale postérité, par la citoyenne Roland, les suppressions opérées par l'éditeur, n'empêchèrent pas les contemporains de reconnaître en plus d'un passage l'empreinte, chaude encore, d'une passion, qui n'avait certes point pour objet l'infortuné Roland.

Il me semble, disait Mme Roland, voir ceux qui liront ceci demander si ce cœur si tendre, cette sensibilité si affectueuse n'ont pas été enfin exercés par des objets plus réels; et si, après avoir sitô rêvé le bonheur, je ne l'ai pas réalisé dans une passion utile à quelque autre < ?

Et quelques pages plus loin :

Je ne vois le plaisir, comme le bonheur, que dans la réunion de ce qai peut charmer le cœur comme les sens, et ne point coûter de regrets. Avec une telle manière d'être, il est difficile de s'oublier, et impossible de s'avilir ; mais cela ne met point à l'abri de ce qu'on peut appeler une passiott, et peut-être même reste-t-il plus d'étoffe pour l'entretenir. Je pourrais ajouter ici, en géomètre, C. C. Q. F. D. Patience nous avons le temps d'arriver à la preuve *.

r Ile

t enfin

ousseau me montra le bonheur domestique auquel je pouvais prétendre, et les inaffables délices que j'étais capable de

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