‹ La légende des GirondinsChapitre 164 sur 274 · Ibid., m» partie, p · texte numérisé non relu

Ibid., m» partie, p

goûter. Ah ! s'il acheva d3 me garantir de ce qu'on appelle des faiblesses, pouvait-il me prémunir contre une passion * ?

Les lecteurs rapprochèrent ces passages de celui qu'avait écrit Camille Desmoulins, dans une brochure célèbre, au sujet des scellés mis, le 2 avril 1793, sur les papiers de Roland : « Jérôme Petion disait confidentiellement à Danton, au sujet de cette apposition de scellés : « Ce qui attriste ce pauvre Roland, c'est « qu'on y verra ses chagrins domestiques et com- « bien le calice... semblait amer au vieillard et alté- « rait la sérénité de cette grande âme 2. » — Us se demandèrent curieusement quel était, dans le groupe des Girondins, celui que M™^ Roland avait distingué, celui qui avait été le héros de cette passion de la dernière heure, dont ni la captivité, ni le voisinage du tribunal révolutionnaire, ni l'ombre même de l'échafaud, n'avaient pu amortir la flamme. Les uns nommaient Servan, ministre de la guerre et collègue de Roland 3 ; les autres, Barbaroux ; d'autres, Lanthenas; d'autres, Buzot; d'autres. Bancal des Issarts. Pas plus que les contemporains, les historiens de la Révolution, à l'exception d'un seul que nous indiquerons tout à l'heure, n'étaient parvenus à percer le mystère. La plupart s'étaient rangés à l'opinion qui faisait de Barbaroux le héros du roman de Mme Roland, — Barbaroux dont elle avait écrit que « les peintres ne dédaigneraient pas de prendre ses traits pour une tête d'Antinous ^ ». Seul, M. Granier de Cassagnac avait échappé à l'erreur commune, et en 18G0, dans le premier volume de son Histoire des

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