‹ La légende des GirondinsChapitre 172 sur 274 · Moniteur du 15 novembre 1791. Séance du 14 novembre · texte numérisé non relu

Moniteur du 15 novembre 1791. Séance du 14 novembre

toutes ces lois et que les plus terribles étaient émanées de son initiative.

C'est Isnard, qui a fait adopter par l'Assemblée législative le décret du 9 novembre 1791, déclarant suspects de conjuration contre la patrie tous les Français rassemblés au delà des frontières du royaume, et prononçant contre eux la peine de mort. Le discours d'Isnard, qui posait les principes d'un véritable système de terreur, fut applaudi avec enthousiasme par tous les membres du parti Brissot. en même temps qu'il était déclaré par Marat fdiiihinnni de sagesse i.

C'est sur la proposition de Buzot que la peine de mort a été étendue à tous les émigrés indistinctement par le décret du 23 octobre 1792 : et, de même Marat avait accordé ses éloges au discours d'Isnard, de même Danton ne marchanda pas son approbation au langage de Buzot. « Je professe, s'écria l'homme de Septembre, je professe les mêmes principes que Buzot 2. »

C'est Buzot qui a fait décréter, le 4 décembre, la peine de mort contre quiconque proposerait ou tenterait de rétablir soit la royauté, soit tout autre pouvoir attentatoire à la souveraineté du peuple.

C'est Roland, alors ministre de l'intérieur, qui, dans la séance du 6 décembre, a demandé que l'on traduisit devant le tribunal criminel toutes les personnes qui s'opposeraient au libre accès des voitures amenant des subsistances à Paris ; et c'est « au milieu d'applaudissements unanimes ^i prolongés» que la peine de mort a été édictée 3.

Dans la séance du 16 décembre, au moment où la

î. L'Ami du. 1)6)1 [de, xv 589.

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