‹ La légende des GirondinsChapitre 173 sur 274 · M'jnHn'ir du 7 décembre · texte numérisé non relu

M'jnHn'ir du 7 décembre

Convention venait par un vote unanUne i, de décréter la peine de mort contre quiconque proposerait ou tenterait de rompre l'unité de la république française, Buzot s'est levé et a dit : « Citoyens, vous avez bien fait de prononcer cette loi contre ceux qui tenteraient de démembrer l'empire. Mais on dénonçait les royalistes, et ce décret ne frappe point sur eux. Si vous me le permettez, je vais vous proposer une mesure nouvelle et que je crois salutaire... »

Le 4 avril 1793, c'est Lasource qui a fait décréter que les pères et mères, les femmes et les enfants des ofliciers de l'armée de Dumouriez, seraient gardés à vue comme otages. C'est Larevellière-Lépeaux qui, dans cette même séance, a rédigé les divers décrets relatifs à l'arrestation de la femme et des enfants du général Valence, et à celle du général Miaczinski, etc. C'est Boyer-Fonfrède, qui, dans la séance du 6 avril, a demandé que tous les Bourbons fussent arrêtés et gardés en otages. Il terminait ainsi son discours : « Citoyens, les princes, au moins pour les forfaits, sont tous parents; conservons donc tous ces Bourbons en otages ; et si le tyran qu'est allé rejoindre Égalité, auquel il a livré nos collègues, ose, au mépris du droit des gens, porter sur les représentants du peuple français un fer assassin, que tous ces Bourbons soient traînés au supplice! que leurs têtes roulent au pied des échafauds ! qu'ils disparaissent de la vie comme la royauté a disparu de la république, et que la terre de la liberté n'ait plus à supporter leur exécrable existence ! »

L'Assemblée entière, ajoute le Moniteur, se lève par acclamation, en criant : Aux voix ! On applaudit plusieurs minutes, et la proposition de Boyer-Fonfrède est adoptée à l'unanimité 2.

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