‹ La légende des GirondinsChapitre 178 sur 274 · Moniteur, n» du 27 avril 1793. ,i · texte numérisé non relu

Moniteur, n» du 27 avril 1793. ,i

Ancipites. Quid sumus? Quid erimus? Infelices heu ! — De Gabriel du Giiigny, ci-devant lieutenant de vaisseau, pour émigration i.

Le 27 avril, condamnation à mort de François Boucher, dentiste-hej-boriste, accusé d'avoir dit que Paris ne subsisterait pas longtemps, qu'il y arriverait des révolutions, que Dumouriez avait pleuré trois jours et trois nuits de chagrin de s'être battu pour des tj-rans et des brigands 2.

Dans la seconde audience du même jour, condamnation à mort de Charles Mingot, cocher de place, âgé de vingt-et-un ans, accusé d'avoir tenu, étant en état d'ivresse, des propos tendant à la dissolution de la représentation nationale et au rétablissement de la royauté 3.

Le 1^' mai, condamnation à mort d'Antoine Juzeau, âgé de vingt-trois ans, prévenu d'émigration *.

Le 2 mai, condamnation à mort de François-Auguste Renaud de Beauvoir, ci-devant lieutenant dans la légion de Luxembourg; de Nicolas Bréard, ancien commissaire de la marine; de Pierre-Paul Kolly, ancien fermier général, et de sa femme, Joséphine de Rabec, accusés tous les quatre d'avoir cherché à se procurer des fonds pour relever la caisse dite de Commerce, de la rue de Buci, en vue de servir les projets contre-révolutionnaires des frères de Louis Capet â.

Le 9 mai, condamnation à mort de Reviers-Mauny,

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