‹ La légende des GirondinsChapitre 179 sur 274 · Ibid., n« 22, 23, 24, 25 et · texte numérisé non relu

Ibid., n« 22, 23, 24, 25 et

ci-devant capitaine de dragons et aide-major des suisses d'Artois, et d'Alexandre Beaulieu, négociant, accusés, le premier, d'avoir fait passer des fonds à ses deux frères et à son beau-frère, émigrés; le second, d'avoir procuré l'argent nécessaire à cet effet 1.

Le 17 mai, condamnation à mort du général Miaczinski, accusé de complicité avec Dumouriez. Le Bulletin du tribunal criminel révolutionnaire termine ainsi le récit de son procès : « L'exécuteur a montré la tête de Miaczinski au peuple, après que l'exécution a été faite ; elle était aussi vermeille qu'avant sa mort ; ses yeux ouverts semblaient encore promener leurs regards sur la multitude innombrable qui remplissait la place de la Révolution 2. »

Le 22 mai, condamnation à mort de Philippe Devaux, colonel adjudant général, accusé, comme Miaczinski, de s'être rendu complice de la trahison de Dumouriez.

Le tribunal révolutionnaire n'en est encore qu'àses débuts ; des jours viendront où il marchera plus vite et où il procédera par fournées. Il n'en reste pas moins que, dès l'origine, il s'est montré tel qu'il devait être plus tard, envoyant sans pitié à la guillotine des enfants de vingt ans, des femmes accusées d'avoir dit du bien de la royauté, des hommes du peuple, prévenus d'avoir dit du mal de la république, des écrivains coupables d'avoir composé des brochures contre-révolutionnaires, des parents coupables d'avoir correspondu avec leurs parents émigrés.

Témoins de ces horreurs, les Girondins n'ont rien dit pour les flétrir, rien fait pour les empêcher. Un jour, cependant, l'un des membres de la Gironde, Mazuyer, — et ce fait doit suffire à racheter l'honneur

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