Révolutions de Paris, n» 198. r
quelques mois, et les principaux députés de la Gironde seront traduits, par ce Comité de salut public créé I)ar eux, devant ce tribunal révolutionnaii'e, qui est aussi leur œuvre. Leur voix sera étoufîee par des hommes qui crieront à leur tour, comme le Girondin Isnard : IL NE FAUT PAS DE PREUVES ! Ils seront envoyés à Téchafaud au nom de quelqu'une de ces luis rédigées et votées par eux ! Lorsque nous assisterons à ce spectacle, si tragique et si douloureux qu'il soit, pourrons-nous cependant nous défendre de redire avec le poète :
Non lex est justior ulla Quam necis artifices arte perire sua !