‹ La légende des GirondinsChapitre 191 sur 274 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

6. « Je sortis hier de l'Assemblée entre une et deux heures. » Lettre de Vergniaud au président de la Convention, en date du

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— ses ennemis ne lui firent même pas l'honneur de s'apercevoir de sa disparition. Peut-être même ne daignèrent-ils pas se rappeler qu'au début de la séance du 31 mai, il s'était écrié : « Je demande que nous jurions tous de mourir à notre poste ! »

11 ne se pouvait pas que les députés de la Gironde, ainsi abandonnés de leurs chefs, essayassent de tenir tète à l'émeute. Un tiers à peu près assistait à la séance i, protégés presque tous par leur obscurité. Il ne serait pas juste cependant de ne pas reconnaître que plusieurs de ceux-là ont lutté courageusement pour détendre Lanjuinais, violemment assailli par la Montagne. G est pour nous un devoir, que nous sommes heureux de remplir, de redire ici leurs noms : Birotteau, Leclerc (de Loir-et-Cher), Lidon, Penières, Pilastre. — Defermon, qui se signala aussi dans cette circonstance, n'appartenait point au parti de la Gironde. Député d'Ille-et- Vilaine, comme Lanjuinais, il avait été, comme lui, membre de l'Assemblée constituante, et s'était fait remarquer, dans le procès du roi, par lafermeté de son attitude et l'indépendance de ses votes.

Il était environ trois heures, lorsque Barère, au nom du Comité de salut public, donna lecture d'un projet de décret invitant les députés dénoncés par le département de Paris à se suspendre volontairement de leurs fonctions pour un temps déterminé. Des députés auxquels s'adressait cet appel, six seulement étaient présents ; Isnard, Fauchet, Lanthenas, Dusaulx, Barbaroux et Lanjuinais. On sait avec quel dédain superbe Lanjuinais refusa de se démettre. Barbaroux refusa également avec énergie. Mais Isnard, Fauchet, Lanthenas et Dusaulx, s'empressèrent d'offrir leur

3 juin 1793. — Le Républicain français, no 202, du 5 juin

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