Moniteur du 10 juillet
4. Extrait des registres d'écrou des prisons de Paris. Voy. Granier de Cassagnac, Histoire des Girondins et des massacres de Septembre, t. I", p. 34-37. Ch. Vatel, Vergniaud, t. II, p. 220. Ces registres n'exisleut plus; ils ont péri dans l'incendie de la préfecture de police, au mois de mai 1871.
dévorée de l'amour du bien public et la ténacité d'un esprit laborieux i ! »
Vergniaud, qui, à l'époque de l'Assemblée législative, logeait hôtel d'Aligre, rue d'Orléans-Saint-Honoré 2, et qui était allé demeurer, pendant les premiers temps de la Convention, au numéro 5 de la place Vendôme 3, occupait, au mois de juin 1793, rue de Clichy, n° 337, le même logement que Ducos et Boyer- Fonfrède. Le fils de ce dernier, alors âgé de cinq ans, nous l'a montré, dans cette maison de la rue de Clichy, prenant part à ses jeux. « L'orateur, dit-il, qui venait d'ébranler, par un discours improvisé, une assemblée prévenue contre lui, se délassait en jouant avec des enfants -4. » Si le grand orateur de la Gironde aimait les enfants, il avait aussi d'autres passions, et lorsque ses papiers furent saisis, au moment de son incarcération, on y trouva de nombreuses lettres de femmes, les unes signées E., avec cachet de cire rouge aux initiales P. S., entrelacées; les autres, dont la signature a été déchirée, avec l'intention de la faire disparaître; les autres signées Louise; d'autres, dont le cachet porte les lettres A. V. S. superposées ; d'autres enfin qui ne sont pas signées. Dans une lettre, en date du l^'' août 1793, adressée à Vergniaud, alors détenu dans la prison de la Force, nous lisons ce pas- >age : « Je te remets ici un petit billet de notre ami. Nous parlons de toi toute la journée; j'ai diné hier dans la rue Chantereine, on n'a parlé que de vous ;