‹ La légende des GirondinsChapitre 215 sur 274 · L^ rapport de Saint-Just sur les trerr - -^nibres · texte numérisé non relu

L^ rapport de Saint-Just sur les trerr - -^nibres

de la Convention détenus en vertu du ' ùyi. a

été inséré in extenso dans rilistoire ^, . ... ,.: :i/-e de MM. Bûchez et Roux, t. XXVIII, p. 241-271. Les députés décrétés d'arrestation étaient au nombre de vingt-neuf et non de trente-deux. L'erreur qui se montre dans l'intitulé du rapport de Saint-.Just, et qui a été reproduite par la plupart des historiens, a sa source dans le texte nsênie du décret du 2 juin. Ce décret comprend, en ell'et, trente-deux noms; mais parmi ces trente-deux noms, il en est un, celui de Rabaut-Saint- Etienne, qui est répété deux fois, et il en est deux autres, ceux de Clavière et de Lebrun, qui n'appartenaient pas à des députés.

De discussion, il n'y en eut pas. Dans la séance du 28 juillet, Barère demanda à la Convention de voter le projet de décret présenté par Saint-Just, et modifié dans un sens plus rigoureux par le Comité de salut public.

Aux termes de l'article ler, vingt et un députas, dont nous aurons tout à l'heure occasion de citer les noms, étaient déclarés traître!^ à la pat fie, ce qui entraînait leur mise hors la loi, « pour s'être soustraits aux décrets rendus contre eux le 2 juin précédent, et pour s'être mis en état de rébellion dans les départements de l'Eure, du Calvados et du Rhône-et- Loire, dans le dessein d'empêcher l'établissement de la république et d'établir la royauté. »

L'article 2 portait: « Il y a lieu à accusation contre Gensonné, Lasource, Vergniaud, MoUevaut, Gardien, Grangeneuve, Fauchet, Boilleau, Valazé, prévenus de complicité avec ceux qui ont pris la fuite et se sont mis en état de rébellion ».

Ce décret, qui mettait HORS LA LOI ou qui envoyait au tribunal révolutionnaire trente membres de la Convention, a été voté sans qu'un seul des députés de la Gironde, encore nombreux pourtant dans l'Assemblée, se soit levé pour le combattre, sans que Buzot et ses compagnons d'adversité aient trouvé parmi leurs amis un seul défenseur 1 !

Deux mois s'étaient écoulés ; aucun des députJs mis hors la loi par le décret du 28 juillet n'avait été arrêté ; aucun des députis décret :'s d'accusation n'avait été traduit devant le tribunal révolutionnaire ; les signataires de la protestation du 6 juin commençaient à se remettre des terreurs que leur avait causées, au mois de juillet précédent, la découverte de cette pièce dans les papiers de Lauze-Duperret. Depuis cette époque, leur silence avait été si profond, si grande avait été

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