‹ La légende des GirondinsChapitre 220 sur 274 · Moniteur des 18 et 19 juillet · texte numérisé non relu

Moniteur des 18 et 19 juillet

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publicité, elle n'a jamais été connue ^. ^ — Autre inexactitude, celle-ci plus grave. Suivant M. Thiers, le décret du 3 octobre, « qui envoya au tribunal révolutionnaire les vingt-deux et les douze, et mit les soixante-treize en arrestation », serait l'œuvre de Robespierre, et ce serait lui qui, au cours de la discussion, aurait « proposé ce moyen terme. » Or, le décret du 3 octobre a été voté tel qu'il avait été présenté par Amar, au nom du Comité de sûreté générale. Il a été voté sans discussion et sans que Robespierre ait pris la parole, si ce n'est pour s'opposer à l'appel nominal réclamé par Billaud-Varenne, et pour dire : « Je demande que le décret soit simplement mis aux voix 2. » Le décret une fois voté, au milieu des applaudissements et des cris de Vive la République ! quelques membres de la Montagne s'avisèrent de le trouver trop indulgent et ils firent la motion que la Convention nationale, revenant sur son vote, traduisit au tribunal révolutionnaire tous les signataires de la protestation du 0 juin. C'est à ce moment que se place l'intervention de Robespierre. Il ne fit aucune proposition nouvelle, il se borna à demander le maintien du décret qui venait d'être adopté : « Le décret qui vient d'être rendu, dit-il, honore à jamais la Convention et fera passer le nom de ses membres à la postérité 3. » Ce qui suit, dans le récit de M. Thiers, est également inexact. « On fit, dit-il, ce que Robespierre voulut ; les portes de la salle leur furent aussitôt interdites...» Ce n'est pas à la suite du discours de Robespierre que les portes de

1. Les Représentants du peuple, détenus à la maison d'arrêt des Ecossais, en vertu du Décret de la Convention nationale du, 3 octobre 1793 (V. S.) à leurs collègues les représentants du peuple, siégeant à la Convention- natiO' iiale, et au peuple français. — Voy. ci-dessus, p. 367.

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