Voy. notamment le Moniteur des 7 et 9 octobre
2. Procès de Brissot et de vingt et un députés ses complices, p. 21.
gniaud lui-même, où il disait : « Nous avions compti sur la Commission des douze et sur la force dcpartemeatale que vous prépariez ; mais la Commission vient d'être dissoute, et nos concitoyens ont mis trop (le lenteur à se décider i. » Après Vergniaud, Carra se leva pour déclarer qu'il avait combattu, lui aussi, l'établissement d'une garde départementale : « Quant à la force départementale, mon opinion était contraire à cette proposition ; on peut s'en assurer en visitant les journaux. Ainsi, ce que dit le témoin ne me regarde nullement 2. » Duprat et LesterpT-Beauvais firent une déclaration semblable. Ain<i en tut-il de Boyer-Fontrède, qui accentua le désaveu en ces termes : « Je n"ai point été d'avis de la garde départementale; au contraire, c"est moi qui ai voté pour que deux bataillons, qui venaient sur Paris, fussent tenus de retourner vers les côtes maritimes 3, »
Dans la séance du 13 avril 1793, la Convention nationale avait voté la mise en accusation de Marat. Ici encore. Vergniaud est le premier à proclamer qu'il n'a été pour rien dans cette mesure. « On n;e reproche, s'écria-t-il, d'avoir vociféré contre Marat ; je n"ai parlé qu'une seule fois contre lui. Lors du pillage des épiciers on demanda le décret d'accusation contre Marat, je m'y opposai ^. »
A cette question du président : — Quelle a été votre opinion dans le décret d'accusation contre Marat ? — ml se hâte de répondre : « J"ai voté contre 5. » juré reproche à Lasource d'avoir dit que les "massacres du 2 septembre étaient l'ouvrage de cinquante brigands soudoyés par Robespierre et Marat,