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et lui demande où sont les preuves qu'il a de la vérité de ce fait. Lasource proteste qu'il n'a jamais tenu ces propos i.
Fouquier-Tinville donna lecture d'une lettre, en date du 31 octobre 1792, trouvée dans les papiers de Lacaze, et où il était dit : « Je viens d'apprendre, mon cher cousin, la prise de Mayence par tous les alliés ; tout va bien, mais les crimes de Marat resteront-ils toujours impunis ? » Lacaze ne rougit pas de descendre à cette lâche justification : « J'ai été opposé à Marat dans la Convention nationale ; mais je déclare que, quand il a été assassiné, j'aurais autant aimé recevoir le coup dans mon sein 2. »
Quatre des accusés, Boyer-Fonfrède, Gardien, Viger et Boilleau, avaient fait partie de la Commission des douze, à laquelle on reprochait d'avoir fait arrêter, dans la nuit du 24 au 25 mai 1793, Hébert, Dobsent et Varlet. Boyer-Fonfrède, Gardien et Viger déclarèrent n'avoir pris aucune part aux arrêtés de la Commission.
« Mon opinion, dit Boyer-Fonfrède, sur les arrestations faites par la Commission des douze n'était pas conforme à celle de mes collègues, et la Convention nationale m'en a su gré dans le temps puisqu'elle m'exempta du décret d'arrestation prononcé contre eux. » En réponse à une question du président, il ajoute qu'il n'assistait point exactement aux séances de la Commission, et il aïlirme qu'il n'a voté pour aucun mandat d'arrêt 3.
« Avez-vous, oui ou non, concouru à l'arrêté de la Commission contre Hébert ? » demande Herman à Viger, et celui-ci répond : « Je n'ai point concouru à l'arrêté contre Hébert ; je ne me le rappelle pas ; je