‹ La légende des GirondinsChapitre 229 sur 274 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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sais que j'ai assisté aux débats qui eurent lieu à cet égard, mais je ne me rappelle pas les avoir sign3s... J'allais bien tous les jours aux séances de la Commission, mais je ne m'y trouvai pas le jour où les mandats furent lancés i. »

« J'ai été membre de la Commission des douze, dit de son côté Gardien, mais je n'ai point concouru à sa formation... Cette Commission organisée, Buzot, Barbaroux, Gorsas, s'y présentèrent et dirent qu'ils tenaient le fil d'une conspiration et qu'ils allaient nous le donner. Plusieurs citoyens firent des déclarations, elles ne me prouvèrent pas l'existence d'une conspiration... Je fis subir un interrogatoire au citoyen Djbsent, qu'on m'annonça être l'un des chefs de ces prétendus conspirateurs. Voyant le contraii-e, je réclamai fortement contre le mandat d'arrêt contre lui 2. »

Obligé de reconnaître qu'il avait donné son assentiment à l'arrestation d'Hibert et de Dobsent, Boilleau demanda la permission de lire sa profession de foi sur la Commission des douze. Dans cet écrit, il renia ses amis, il se renia lui-même, et dans quels termes !

Je sortais peu, dit-il, j'ignorais ce qui se passait... Du reste, si l'établissement de la Commission des douze est la suite d'un complot, il paraît que les meneurs ne m'en ont nommé membre que pour inspirer de la confiance ; car j'avais, ainsi que la Montagne, voté la mort du tyran, et si j'ai été quelquefois opposé aux patriotes qui la conposent, je suis maintenant désabusé sur son compte et à présent franc Montagnard *.

A l'audience du 29 octobre, Léonard Bourdon rappela que, le 27 mai, plusieurs compagnies delà section de la Butte-des-Moulins avaient été rangées en bataille devant les Tuileries ; que quelques-uns des hommes

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