Ibid., p
Vienne *, une protestation qu'ils avaient envoyée à leurs commettants. Hernian lui ayant rappelé ce fait, Lesterpt-Beauvais fit cette réponse embarrassée : « Je ne suis ni l'auteur ni l'écrivain de c^tt€ lettre ; je la signai de confiance 2. »
Brissot et ses coaccusés n'ont rien épargné pour efïacer le souvenir de leur résistance à la Commune, de leurs hostilités contre Marat et contre Hébert. Ils ont en revanche fait sonner bien haut leurs attaques contre Louis XVI ! Vergniaud retrouve toute son éloquence pour énumérer ce qu'il a fait, à l'Assemblée législative, contre le roi et contre ses ministres.
On m'accuse, s'écria-t-il, d'avoir formé dans l'Assemblée législative une faction pour opprimer la liberté. Etait-ce former une faction oppressive de la liberté, que de faire prêter un serment à la garde constitutionnelle du roi et de la faire casser ensuite comme contre-révolutionnaire ? Je l'ai fait. Etait-ce former une faction oppressive de la liberté, que de dévoiler les perfidies des ministres et particulièrement celles de Delessart ? Je l'ai fait. Etait-ce former une faction oppressive de la liberté, lorsque le roi se servait des tribunaux pour faire punir les patriotes, que de dénoncer le premier ces juges prévaricateurs? Je l'ai fait. Etait-ce former une faction oppressive de la liberté, que de venir, au premier coup de tocsin, dans la nuit du 9 au 10 août, présider l'Assemblée législative ? Je l'ai fait. Etait-ce former une faction oppressive de la liberté, que d'attaquer La Fayette ? Je l'ai fait. Etait-ce former une faction oppressive de la liberté, que d'attaquer Narbonne, comme j'avais fait de La Favette ? Je l'ai fait ».