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Il continue longtemps encore cette énumération des services, hélas! trop réels, qu'il avait rendus à la cause de la Révolution. Le 25 juillet 1792, il est vrai, il s'est opposa à la déchéance de Louis XVI ; mais il expose à Herman et à ses juges, à Fouquier-Tinville et à ses jurés, que c'était là, de sa part, un calcul machiavélique, et que son apparente opposition n'avait d'autre objet que de rendre plus certaine, à quelques jours de là, l'adoption de cette mesure. «Le 25 juillet, dit-il, un membre, emporté par son patriotisme, demanda que le rapport sur la déchéance fût fait le lendemain. L'opinion n'était pas encore formée. Alors, que fis-je? Je cherchai à temporiser, non pour écarter cette mesure que je désirais aussi, mais pour avoir le temps d'y préparer les esprits l. »
Vergniaud s'est ici calomnié lui-même. Non, il n'est pas vrai que, le 25 juillet, il n'ait fait écarter la déchéance qu'afln d'avoir le temps d'y préparer les esprits. Cela n'est pas vrai, et ce qui le démontre, c'est qu'à ce moment même, de concert avec Guadet et Gensonné, il négociait avec la cour, par l'intermédiaire de Boze et de Thierry, valet de chambre du roi, pour obtenir le renvoi des ministres et leur remplacement par des ministres patriotes 2 / C'est qu'il écrivait à Boze, le 29 juillet 1792, une lettre destinée, comme celle qu'il avait déjà écrite en commun avec Guadet et Gensonné, à être mise sous les yeux de Louis XVI, et que, dans cette seconde lettre, il exposait longuement les mesures que le roi devrait adopter pour faire sortir « le trône constitutionnel de ce nuage d'accusations qui flétrit sa gloire 3. » Triste spectacle que de voir un homme d'un si beau talent s'accuser à faux d'une duplicité misérable et faire