‹ La légende des GirondinsChapitre 236 sur 274 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Buperret dénonce Barbaroux comme ayant préparé à Caen une insurrection contre la Convention nationale i.

Le président donne lecture d'une lettre adressée à Lesterpt-Beauvais et dirigée contre Marat, très compromettante par conséquent pour son auteur. Heureusement, elle n'était pas signée ; elle était souscrite seulement d'un A et d'un F. Lesterpt-Beauvais lève le voile qui couvrait ces initiales et il apprend au tribunal que cela veut dire Amable Frichoa 2.

Une autre lettre adr^ssie à Lacaze et conçue en termes très \T.olents contre la Montagne est lue par l'accusateur public. De même que la précédente, elle n'était pas signée ; mais Lacaze a soin de tirer Herman et Fouquier-Tinville d'embarras. « Cette lettre, dit-il, a été écrite par mon cousin Gaston Lacaze 3. »

Un autre moyen de défense employé par les Girondins a consisté à se renier les uns les autres, à soutenir qu'ils n'avaient point eu de relations entre eux et qu'à peine se connaissaient-ils.

Vergniaud s'est ditendu d" avoir eu des intimités avec Bfissot et Gemonné *.

Eu réponse à la déposition d'Hébert, Gensonné a déclaré qu'il n'y avait point eu communauté d'opinion entre lui et les membres du parti Brissot. « La seule occasion, a-t-il dit, dans laquelle fai été d'identité d'opinion avec mes collègues, c'est sur l'appel au peuple dans le jugement du ci-devant roi ; et cependant, parmi nous, il y en a qui ont voté pour la mort, d'autres pour la réclusion du tyran 5, »

Antiboul, à cette questioii du président : « N'étiezvous pas lié avec Rebecqui et Barbaroux?» a répondu:

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