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Très peu i. Cependant le président insiste : « N'est-ce pas, dit-il, par suite de cette intimité que vous avez habit 3 la partie de la Convention connue sous le noni de Marais ? » Et Antiboul répond : « En arrivant à la Convention, je nie suis placé à la Montagne ; mais n'entendant pas assez distinctement, je me suis rapproché de la tribune 2. »
Voilà donc comment les Girondins finissent : en déclarant que, s'ils n'ont pas été montagnards, cela a tenu uniquement à ce qu'ils avaient l'oreille un peu dure. Il en est un qui a fait iiiieux encore. C'est Boilleau (de l'Yonne). Dès la première audience, il a fait une professionde foi dans laquelle il se déclarait />'«;ic "montagnard 3. Il ne s'en est pas tenu là. Au cours du procès, il écrivit à Léonard Bourdon, l'un des membres de la Montagne le plus violemment acharnés à la perte de la Gironde, pour le prier d'être son défenseur. Dans cette lettre que Léonard Bourbon s'empressa de remettre au président, Boilleau avoue qu'au milieu des accusations que se lançaient les deux partis, il a été un moment dans l'erreur; mais, à présent que le bandeau est tombé de ses yeux et qu'il sait où siège la vérité, il déclare qu'il est Montagnard. « Il est clair à mes yeux, ajoute-t-il, qu'il a existé une conspiration contre l'unité de la république, comme il est clair que les Jacobins ont toujours servi la république. Pour finir, je reconnais que, tant que le côté droit aurait été en force, il aurait paralysé les mesures les plus vigoureuses. Je déclare n'avoir jamais été chez Valazé, quoiqu'il m'y ait beaucoup invité. » — Boilleau reconnut avoir écrit la lettre et dit : « J'ai cherché la vérité ; je l'ai trouvée parmi les Jacobins et je suis maintenant Jacobin. » Sa làche-