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sortent, jettent des assignats au peuple, en disant : A tious, nos amis ! ^ » — M. Louis Blanc : « Quand ils furent pour sortir, quelques-uns d'entre eux eurent la déplorable idée de jeter des assignats au peuple 2. » Et quelques pages plus loin, revenant sur cet épisode auquel il s'eilbrce de donner une sérieuse importance, M. Louis Blanc ajoute :
Les détails nous entraîneraient trop loin. Contentons-nous d'appeler l'attention du lecteur sur une circonstance qui n'est malheureusement pas sans gravité. S'il est un fait historiquement démontré, c'est celui qui nous montre quelques-uns des condamnés criant au peuple : A nous, amis ! lui jetant des assignats, et le peuple, pour toute réponse, foulant les assignats aux pieds. Le compte rendu officiel du procès, les Révolutions de Paris, le récit de Vilate lui-raê ne, ne laissent aucun doute, soit sur la réalité de cette triste aberration, soit sur son caractère, soit sur l'impression produite '.
Il est bien vrai que les Révolutions de Paris publièrent dans leur numéro 213 une gravure avec cette légende : Le 9 britmaire de Van II" de la République française une et indicisible, Brissot et vingt de ses complices furent condamnés à r)iort. Lors de la lecture de cette sentence, ils se levèrent furieux et jetèrent leurs assignats au peuple en criant : A nous, nos amis! Valazê s'est tué d'un coup de poignard. Mais l'autorité du journal de Prudhomme est ici fort suspecte, car sa passion contre Brissot et ses coaccus 'S va jusqu'à les traiter de misérables pour avoir, « au pied de la guillotine, chant j en s'enibrassant ce refrain si connu :
« Plutôt la mort que l'esclavage.
C'est la devise des François. ♦ »