Bulletin du tribunal révolutionnaire., 2» partie, n
Gorsas, revenu secrètement à Paris dans les premiers jour< d'octobre, avait commis l'imprudence de se cacher chez une femme nommée Brigitte, qui tenait un cabinet de lecture au Palais-Royal, et avec laquelle ses relations étaient connues. A peine arrêté, il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire, qui, sur la simple constatation de son identité, l'envoya à l'échafaud. Il fut exécuté le 7 octobre. « Il avait montré, dit le Moniteur, assez de fermeté en présence de ses juges ; en allant au supplice, il avait une contenance moins assurée. Avant de livrer sa tête à l'exécuteur, il a embrassé le prêti-e qui l'assistait dans ses derniers moments l. »
Le 27 octobre, Birotteau, député des Pyrénjes- Orientales, fut envoyé à l'échafaud par la commission militaire de Bordeaux.
Coustard, député de la Loire-Inférieure, fut guillotiné à Paris, le 16 brumaire an II (6 novembre 1793), le même jour que Philippe-Egalité.
Condamnée à mort le 18 brumaire an II (8 novembre 1793) 2, Mme Roland montra plus de courage que le journaliste Gorsas. Elle avait pour compagnon, dans la fatale charrette, le directem" de la fabrication des assignats, nommé Lamarque ; il était anéanti, à