‹ La légende des GirondinsChapitre 253 sur 274 · Étude sur madame Roland, par C. A. Dauban, p · texte numérisé non relu

Étude sur madame Roland, par C. A. Dauban, p

2. Scènes et portraits de la Bévolution en bas Limousin^ par le comte V. de Seilhac, p. 468.

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par le tribunal criminel de la Dordogne et exécuté le 15 frimaire an II (5 d 'cembre 1793). — Le uéme jour, Rabaut-Saint-Etienne montait sur l'échafaud, à 'aris.

Le 8 décembre (18 frimaire an II), J. B. Noël, député des Vosges, était condamné à mort par le tribunal révolutionnaire.

Grangeneuve, député de la Gironde, traduit devant la Commission militaire de Bordeaux, fut exécuté le 21 décembre 1793.

Lebrun, ancien ministre des atîaires étrangères, décrété d'arrestation le 2 juin, fut condamna par le tribunal révolutionnaire de Paris, et guillotiné le 7 nivôse an II (27 décembre 1793).

Le 25 ventôse an II (15 mars 1794), le tribunal révolutionnaire envoyait au supplice Mazuyer, député de Saône-et-Loire.

Arrêtés à Saint-Érailion, le 29 prairial an II (17 juiû 1794), Salle et Guadet furent conduits à Bordeaux et comparurent, le 1»' messidor (19 juin), devant la Commission militaire. Tous les deux déployèrent en face de leurs juges la plus noble fermeté. « Quel est ton nom? demande au premier le président Lacombe. — Salle, représentant du peuple. — Ci-devant représentant ? — Non ! représentant. » Quand vint le tour du second : « Je suis Guadet, dit-il. Bourreaux, faites votre ollice ; allez, ma tète à la main, demander votre salaire aux tyrans de ma patrie i ! »

Au moment de l'exécution. Salle fit preuve d'un sang-froid extraordinaire. L'instrument de mort étant venu à s'arrêter, le bourreau ne parvenait pas à en découvrir la cause. Salle lui expliqua tranquillement pourquoi la machine ne fonctionnait pas, et deux minutes après, sa tète roulait sur l'échafaud 2.

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