Mémoires de Louvet, édition Didot, p
dans son remarquable ouvrage sur la Révolution en bas Limousin, il résulte que, si Lidon tira trois coups de pistolet sur les gendarmes, un seul de ces derniers lut atteint et blessé très légèrement à l'oreille. Après une résistance désespérée, il se tira un coup de pistolet dans la bouche. A la nouvelle de sa mort, la Société populaire de Tulle « plaça les cendres de Lidon dans l'urne du mépris i ».
Mme Roland, après avoir formé le projet de mettre fin à ses jours 2, y avait renoncé au dernier moment. La nouvelle de son exécution parvint à son mari, à Rouen, où il se tenait caché. Il sortit de la ville, le 15 novembre, à six heures du soir, et marcha pendant une partie de la nuit. Arrivé dans la commune du Bourg-Beaudoin, sur le territoire du district d'Andely, il entra dans un parc voisin de la route, s'appuya contre un arbre et se perça de son épée =^.
Clavière, ci-devant ministre des contributions publiques, avait été décrété d'arrestation le 2 juin, en même temps que son collègue Lebrun. Le 18 frimaire an II (8 décembre 1793), il reçut, à la Conciergerie, son acte d'accusation et la liste des témoins qui devaient déposer contre lui. Le citoyen Arthur son enneiui mortel et l'un des membres les plus sanguinaires de la Commune de Paris, figurait en tète de cette liste. Cla\ière prend à part un de ses compagnons de captivité. Honoré Riouffe. « Ce sont des assassins, lui dit-il, je veux me dérober à leur fureur. » Alors commence entre les deux amis un entretien sur les moyens de se débarrasser de la \-ie. Cla\ière calcule les coups et la manière la plus sûre de se percer le cœur ; promenant le couteau sur sa poi-
1. Scènes et portraits de la Révolution en bas Limousin, par le comte V. de Seilhac, p. 42o.