Mémoires d'un détenu, par Honoré Riouire
2. Déclaration du Comité de surveillance de la commune de Clamart, 1794, 27 mars. — Procès-verbal de l'arrestation de Condorcet. Musée des Archives nationales, n" 1399.
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Bourg-la-Reine, devenu Bourg-Égalité. Le lendemain matin, comme on lui apportait un morceau de pain et une cruche d'eau, on le trouva mort i. II avait pris du stramonium combin.^ avec de l'opium, poison qu'il avait toujours sur lui, et qu'il devait à la prévoyante sollicitude de son ami Cabanis.
Rebecqui, député des Bouches-du-Rhône, avait donné, le 9 avril 1793, sa démission de membre de la Convention nationale 2, et, par suite de cette circonstance, il ne figurait ni sur la liste des proscrits du 2 juin, ni sur celles des 28 juillet et 3 octobre. Ses jours n'en étaient pas moins menacés, en raison de la part qu'il avait prise au mouvement fédéraliste du Midi. Dans la nuit du 3 mai 1794, il se jeta dans le bassin du port de Marseille et s'y noya 3.
Le lendemain du supplice de Barbaroux, le 8 messidor an II (26 juin 1794), les officiers municipaux de la commune de Saint-Magne, dans le département du Bec-d' Ambès, nom sous lequel on désignait, depuis le 2 novembre 1793, le département de la Gironde -i, dressaient le procès-verbal de levée de deux cadavres, découverts le matin dans un champ de seigle. Ces deux cadavres. « rong 'S par les vers et les chiens 5, » et dans un état de décomposition presque complète, étaient ceux de Buzot et de Petion, dont la mort remontait déjà à huit jours. Le 30 prairial (18 juin),
Mathonde la Varenne, Histoire particulière des évènentsqtci ont eu lieu en France, pendant les mois de juin, de juillet, d'août et de septembre 1792, p. 215.