‹ La légende des GirondinsChapitre 59 sur 274 · Moniteur, no · texte numérisé non relu

Moniteur, no

2, Révolutions de Paris, na 162.

toutes les municipalités, par ordre de l'Assemblée, l proscrivent et détendent les journaux aristocrates qui ; infectent l'esprit public et nourris^^ent celui des mé- ' chants. » Un autre journaliste de la Gironde, Carra, i rédacteur des Annales patriotiques, parle en ces ter- J mes de la mésaventure arrivée au Journal de Pa~ ] ris : « Le Journal de Paris avait osé paraître, hier, ^ sous un voile hypocrite de modération ; mais comme j on se rappelle encore ses impostures coblencières, il ' n'a pas échappé à la proscription l. » Le rédacteur du i Courrier des quatre-vingt-trois départements, An- i toine Gorsas, Girondin comme Brissot et Carra, ne fut \ pas le moins avisé : il se fit adjuger les presses de * VAmi du lîoi / 2 ]

Tous ceux des journalistes monarchiques et consti- i tutionnels qui n'avaient pas eu le bon esprit de se ca- ] cher dès le soir du 10 août et de quitter Paris dès le 1 lendemain, furent jetés en prison, et pour eux, à ce J moment, la prison c'était la mort. Les Girondins ^ avaient vu avec joie supprimer les feuilles modéran- \ tistes ; qu'ils aient vu avec un certain plaisir suppri- \ ^ner les journalistes aristocrates, on n'en saurait dou- 'i ter, lorsqu'on lit les articles misérables que leur ins- ^ pira la mort de De Rozoi, guillotiné le 25 août 1792. \ Voici, en effet, comment s'exprimait à cette occasion \ la Feuille Villageoise, un des organes les plus nio- j dérés du parti Brissot : « Exécution de Durosoi l.... ; Durosoi était le furieux et imposteur gazetier de Pa- j ris, l'un des journalistes qui, par les mensonges les \ plus abominables, avaient fait couler le sang du peu- ■

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