‹ La légende des GirondinsChapitre 73 sur 274 · Moniteur, n · texte numérisé non relu

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l'^S U LÉGENDE DES GIRONDINS

« Au citoyen Reynier, imprimeur, pour impression et ports de la Sentinelle. 9,078 livres l.

Le 3 septembre, la Sentinelle, le journal-affiche de Louvet, lit hautement l'apologie des massacres 2.

On lit encore dans le compte-rendu de Roland : « J'ai arrêté de prendre par jour un nombre d'exemplaires du Coun-ier des départements et de les faire expédier. En conséquence, pour 15 collections et pour 100 exemplaires chaque jour, pour lesquels le rédacteur a réduit son prix à moitié, c'est-à-dire à ses simples déboursés, et ce, depuis le mois d'août jusques et y compris le mois de janvier, 3,082 livres 8 sols 3».

Le 3 septembre, le Courrier des départements célébrait le patriotisme vigilant de ceux qui, la veille avaient déjoué une conspiration "manifeste., dont les preuves tnatérielles avaient été trouvées sur les coupables; il déclarait qu'en exterminant les scélérats et les conjurés dont les prisons étaient pleines, le peuple avait exercé une justice terrible, mais nécessai/'e, mais nécessitée 4,

Le 4 septembre, les assassins continuent leur besogne, et le rédacteur du Courrier, le citoyen Gorsas, continue la sienne. Digne émule des Panis, des Duplain, des Jourdeuil et des autres signataires de la circulaire adressée par le comité de surveillance de la Commune aux frères et amis des départements, il afiirme, comme eux, qu'un mouvement contre-révolutionnaire était à la veille d'éclater et que les prisons de Paris en étaient le principal foyer ; que les prisonniers avaient crié pendant toute la nuit : A bas la

1. Histoire de la Presse en France, par Eugène Hatin, t. IV, p. 141.

2. Essais sur la Révolution de France, parBeaulieu, t. IV, p. 132.

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