Hatin, o^). cit
i. Le Courrier des départements, par A.-J. Gorsas, septembre 1792, n» 3.
nation ! Vice Condê ! Vivent les Autnchiens ! que plusieurs patriotes, passant sous les fenêtres des prisons avaient été menacés par les suspects enfermés ; — et il continue en ces termes :
Cent mille citoyens, ou plutôt tout Paris, se sont rendus aux prisons, encombrées de brigands, OMec l'intention de tout sacrifier à la sûreté publique ; mais un sentiment de justices bientôt mis des bornes à ce premier élan ; un jury se forme, on se fait apporter les registres et les écrous, oninterrogeles prisonniers ; tous les innocents, io\\% lesmalheureui arrêtés pour dettes, toutes les victimes d'un moment d'erreur ou d'imprudence, sont portés en triomphe, et le crime seul expire. La Force, la Conciergerie, le Chàtelet, Bicêtre, enfin toutes les demeures du crime n'ont plus que les murs ; tous les conspirateurs, tous les scélérats ont vécu; tous les innocents sont saucés... C'est le sang des scélérats qui a coulé,
ce sang-là seul a coulé *.
Dans son numéro du 12 septembre, Gorsas justifie le massacre des prisonniers d'Orléans. Suivant lui, à Versailles comme à Paris, on n'a égorgé que des coupables, « on avait distrait du nombre des prisonniers ceux qu'on pouvait présumer innccents. » Ceux qui ont péri ne respiraient que pour de nouveaux attentats 2 !
Le Moniteur qui, au mois de septembre 1792, était aux mains des Girondins 3, ne parle ni le 3, ni le 4, ni le 5. Le 6, il rompt le silence, et plaide avec cynisme la cause des assassins *.