‹ La légende des GirondinsChapitre 85 sur 274 · Moniteur de 1792, n° 312 : séance du 6 novembre · texte numérisé non relu

Moniteur de 1792, n° 312 : séance du 6 novembre

tion; je savais même de quelle manière on devait se présenter à la mairie. Dangremont, chef de cette police, a été supplicié ; les pièces de son procès sont connues ; je demande qu'elles soient jointes à celles qui viennent de vous être mises sous les yeux i.

A chacune des étapes du procès, uous rencontrerons ainsi Faction de la Gironde.

Le 13 novembre, Petion demande la parole pour une motion d'ordre. « Mon opinion, dit-il, n'est pas équivoque sur le dogme stupide de l'inmolaMlité, puisque je l'ai combattu à cette tribune, lorsqu'il était presque une superstition. Mais nous devons traiter cette question séparée de toutes les autres questions qui se présentent avec elle... — J'ai entendu avec surprise, demander, dans la dernière séance, que Voti décrétât de suite que le roi était jugeable. Il est important de prouver, la loi à la main, qu'il ne peut i/ii'oqaer la loi. Il est inutile d'examiner le mode de juge II sent avant de savoir s'il peut être jugé ; il est inutile d'examiner la peine avant d'avoir décrété les deux premières questions. Je demande donc que, sans divaguer, on traite simplement cette question : le roi jteut-il être jugé? » — La marche indiquée par l'etion est adoptée 2.

La question posée le 13 novembre ne devait être tranchée que le 3 décembre. Dans l'intervalle qui s'écoula entre ces deux dates, un très grand nombre des membres de la Convention, soit à la tribune, soit dans leurs opinions impriniêes, ne se bornèrent pas à examiner le point de savoir si le roi poutait être jugé, ils se prononcèrent hautement et d'avance pour la condamnation de Louis XVI, encore bien qu'il n'eût pas encore comparu devant eux et qu'ils n'eussent pas encore entendu sa défense ?

1. Moniteur, séance du 6 novembre 1792. — Courrier cl& VEgalité, n» 81.

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