‹ La légende des "philosophes"Chapitre 18 sur 70 · Marel lluguos , duc de l'assano, minish'p de Napolron · texte numérisé non relu

Marel lluguos , duc de l'assano, minish'p de Napolron

l'échafaud, on Tentendait seulement croasser à la mort. Barrère était de l'espèce de ces tigres qu'Oppien fait naître du souffle léger du vent : Velocis zephiri proies ' . »

Le pèlerinage de Barrère à l'Ermitage est en effet, bien caractéristique. En juin 1792, on en était encore à l'application de la constitution votée l'année précédente; les partis n'avaient pas dessiné leur attitude et le futur conventionnel rêvait, sans doute, d'un avenir qui ne pouvait lui apparaître qu'à travers des nuées bien trop épaisses pour être facilement pénétrées. La monarchie était chancelante, la noblesse et le clergé étaient persécutés mais on ne pouvait deviner la fureur qui devait agiter la Convention ni entrevoir les ruisseaux de sang qui allaient bientôt inonder le pays. Ce sentimentalisme que Rousseau avait fait naître, indiquait bien l'état d'esprit de ces hommes pour qui la Terreur allait devenir bientôt le régime nécessaire et, s'il eût été possible de scruter le fond de leur cœur, de connaître les sentiments qui vraiment les animaient, on eût été sans doute surpris de constater l'abîme profond qui séparait leurs pensées d'avec leurs atroces actions.

Il n'est peut-être pas inutile d'apprendre ce qu'a été à cette époque l'enthousiasme soulevé par les œuvres de Rousseau, par la Xnurelle Hcloïse et VEmile, qui ont exercé sur l'esprit public l'influence la plus directe. J'ai dit déjà que Jean-.lacques avait avoué dans ses Confessions les succès que lui avait valus Julie ; il lui est arrivé quelquefois de les reconnaître dans sa correspondance, il écrivait de Montmorency à Lenieps, le r^g mai 176;?, par conséquent, après sa rupture avec.Mme d'Hond(>lot, pour lui téinoi-

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