ROUSSEAU. SES ADMIRATEURS
de Texécution delà statue en bronze de Jean-Jacques. Les circonstances politiques ne permirent pas de réaliser ce projet; mais plus tard, en floréal an II, le Comité de Salut public institua un concours pour l'exécution de la statue. Le jury choisit un autre artiste que Houdon qui, froissé dans son amour-propre, adressa ses doléances au Comité de l'Instruction publique dans une lettre datée du 3o pluviôse an III '. Ce bronze n'a, je crois, jamais été fondu, mais ce témoignage public de respect pour le souvenir de l'homme dont les œuvres avaient remué l'Ame de la France est caractéristique de la part d'une assemblée qui reconnaissait ainsi que les temps nouveaux étaient directement issus des théories illusoires du Contrat social.
Ce l'ut un sentiment de même nature qui détermina la Convention à confier à Houdon l'exécution d'une statue de la Philosophie qui devait être placée dans la salle des séances. Le 6 prairial an II, le grand artiste écrivait au Comité de Salut public pour l'informer qu'il venait d'achever son œuvre et, dans celle même lettre, il lui soumettait ses idées sur un monument à élever à Housseau aux Chanqîs-Klyséi's. Il torniinait en faisant hommage à la nation de l'original du masque du grand homme, moulé par lui même h Ermenonville, immédiatement après sa mort '-. Le 17 vend(';miaire an 111, Gossec, le compositeur ordinaire de la Hévolution écrivait à Coupigny, son collaborateur hal)ituel, « qu'une lluxion dont il est malade ne l'a pas empêché de composer la musique pour la fêle d(^ Jean-Jacques Rousseau qui aura lieu occadi prochain ' ». Les paroles étaiciitde M. J. Chénier.