‹ La légende des "philosophes"Chapitre 21 sur 70 · Itleni. Il» 23U · texte numérisé non relu

Itleni. Il» 23U

La mémoire du philosophe a donc été honorée par tous les moyens qu'avaient à leur disposition des assemblées composées d'hommes nourris des scènes romanesques de la Nouvelle Héloïse et des utopies du Contrat social. Rien n'a manqué à cette mémoire, car voici un hommage d'une nature plus discrète et peut-être plus touchante que ceux qui se manifestaient publiquement par des monuments, des statues ou des hymnes louangeurs. Grétry, l'illustre auteur de Bichard Cœur de Lion avait, en 1799, acheté l'Ermitage, que Robespierre, un instant, avait possédé. Dans la chambre garnie du pauvre mobilier transporté du très modeste appartement de la rue de Grenelle n" 27 * que quittait alors le philosophe pour s'installer auprès de Mme d'Epinay et dont elle nous a conservé le curieux inventaire dans ses Mémoires, il avait, entre Thérèse jalouse et Mme Levasseur assoupie dans son fauteuil, sangloté au souvenir de Mme d'Houdetot. C'étaient là des reliques que Grétry entendait entourer d'un culte véritable. Il annonçait son acquisition et ses projets à un ami dans la lettre touchante i[ue voici. 11 la date ainsi : « Emile, ci-devant INIontaiorency, 4"' jour complémentaire an III — (20 septembre 1799). — .l'écris de sa chambre où j'ai couché. On a conservé tous ses meubles et certainement je ne les changerai point contre de plus modiirnes. On fera tout ce qu'on voudra dans le reste de sa maison, mais sa chambre qui est devenue la mienne, on n'y changera rien. Je suis devenu le vicaire de la Sacristie, voilà tout'-. » Enfin, pour achever r(''iHiin(''rati()n de ces Irmoignages d'atlmira-

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