il. de lu venleilaul. ilv I:. /■illun, ri' HiTil
termes, «cl il ajoutait que « son cœur, sinon son naérite, est au-dessus de pareilles bagatelles ' ». C'était appréci r à leur juste valeur de semblables vétilles.
Il n'est pas jusqu'à François de Neufchàleau à qui Voltaire n'en ait voulu à mort parce qu'il le croyait parent d'un certain abbé François qui avait écrit deux volumes contre lui et, de rsancy, le 3o août 1779, il écrivait au roi des poètes pour se disculper : « Je me hâte. Monsieur, de vous prévenir sur un soupçon aussi atroce. Je ne me fais pas un mérite de l'amitié que je vous ai vouée quoiqu'elle m'ait valu la haine de Fréron et les sarcasmes de la canaille littéraire, mais je réclame dans votre cœur les droits de cette amitié tendre et pure qui me donne un si grand tort aux yeux des ennemis de la raison '-. »
Mais, il était aussi sensible à la flatterie, à l'encens, même grossièrement envoyé qu'il ressentait de dépit à la moindre critique. Il avait été tellement habitué à s'entendre appeler : l'homme qui avait le plus d'esprit de France: il savait si bien que le grand Frédéric ne lui écrivait qu'en le traitant d'homme illustre, alors que, fort habilement, Voltaii-e ne lui répondait qu'en lui donnant du héros à tour de bras; on lui parlait si communément de sa gloire, du grand lustre que ses talents donnaient à son pays, que l'orgueil l'avait envahi tout entier ol qu'il n'admettait plus que des éloges. Il trouvait fort liien que l'abbé d'Olivet lui parlant du Siècle de Louis XIV lui dit : « Je le crois celui de vos ouvrages en prose que vous avez le plus soigné. La beauté du style y répond à la dignité du sujet ^ ». Ce qui est du reste absolument vrai, l)ien qu'on puisse sur beaucoup de points contcstoi- son