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L ENCYCLOPEDIE
licaucoup et ne vous entendront, pas. Avec tout cela, ce morceau ne peut* manquer d'avoir le plus grand succès. Pour moi, j'en suis enchanté et très flatté de la manière dont vous m'avez traité. Si je n'avais pas riionneur d'être de vos amis, je vois, par votre éloge, que je serais tligiie de l'être et c'est ce qui pouvait me toucher davantage'. »
Tout marchait donc à souhait. Assuiément, les articles qui touchaient à la philosophie proprement dite, o'uvres de Diderot, portaient la marque et la signature de leur auteur : ils tendaient manifestement au scepticisme ; les pratiques religieuses y étaient très certainement bafouées, non point avec l'esprit subtil et malin de Voltaire, mais avec le raisonnement un peu lourd mais solide de Diderot, et d'Alcmbert lui-même, dans son discours, dirigeant pour ainsi dire la marche de ses collaborateurs, leur montrait comme but à atteindre ce que les philosophes appelaient, ce que leurs émules appellent encore aujourd'hui : la délivrance de l'esprit lunnain. Une sorte de force des choses issue de la réunion de ces hommes de lettres qui, tous, avaient des tendances antireligieuses, les portait du reste à faire prévaloir dans leurs écrits les opinions qu'ils avaient adoptées, et il est facile de comprendre avec quelle impatience tout ce qui touchait au pouvoir supportait d'aussi sérieuses attaques aux principes sur les- <|uels ont toujours reposé et reposeront toujours, quoi (ju'on fasse, la sûreté, la trauciuillité cl la pérennité des Ktats.
il ne faut pas se dissimuler que l Encyclopédie éla'd devenue une importante affaire dans le royaume ; on en parlait partout, non pas seulement chc/. IMmcGcof-