‹ La légende des "philosophes"Chapitre 47 sur 70 · I. DiDicnoi, édition A^se/al ol TdiniH.'ux. l · texte numérisé non relu

I. DiDicnoi, édition A^se/al ol TdiniH.'ux. l

188 LA LEGENDE DES PHlLOSOl'llliS

de quarante raille roubles ou deux cenl mille francs dont nous aurions la rente, en tout, d'abord, et ensuite en partie, à peu près pendant six ans; c'est-à-dire, à peu près dix mille francs pendant quinze mois ; Cinq raille francs pendant les quinze mois suivants, etc. ce qui, joint à notre réserve courante, arrangerait très bien nos affaires. » Et il termine en disant : «Ainsi, bonne amie, prépare-toi à déménager. Je t'avertirai lorsqu'il en sera temps, afin que tu trouves un logement dans un quartier qui s'arrange avec cette affaire. Cette fois-ci, cette Encyclopédie nie vaudra quelque chose et ne me causera aucun cliagrin, car je travaillerai pour une cour étrangère et sous la protection d'une souveraine'. »

Ces belles et alléciiantespromesses ne se réalisèrent jamais. A la demande de Grimm et de ses amis, Catherine consentit à acheter la bibliothèque de Diderot et à la lui payer bien qu'elle lui en laissât la jouissance sa vie durant; elle lui loua un appartement qui n'était pas au quatrième étage comme celui qu'il occupait, afin de lui permettre d'accéder sans fatigue à sa chambre des livres et à son cabinet d'estampes. 11 n'y entra que pour y mourir quelques mois après.

Au surplus, Diderot a été mal récompensé de son dévouement à l'œuvre entreprise en commun et achevée par lui seul ; la critique n'a pas manqué de s'exercer contre l'autctir et conti-e son ouvrage. Cliansons, couplets, ])amphlets ne l'épargnèrent pas. Luneau de Boisgermain, libraire et en raème temps folliculaire, qui n'est guère connu que par une assez bonne édition de Racine, imagina en 1768 de publier un laclum dans lequel Diderot incite les libr.iiics .'1 préscuiter au chancelier un mi'uioirc pour iMr<' autorisés à faire

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