‹ La légende des "philosophes"Chapitre 57 sur 70 · f.ul. de la vrille ildiil. /.'. Filhin, ir Vm · texte numérisé non relu

f.ul. de la vrille ildiil. /.'. Filhin, ir Vm

2. \'uliaii;e, (Uirrciiiiondance ijcncrale, 7 sc|il(-inl)ic 175S.

dainnalion ne firent qu'aggraver les coiilrariélcs quéprouvail depuis quelque temps Mme GeolTrin et donnèrent aux ennemis des philosophes - — à ces petits drôles dont parlait Helvétius, à la canaille littéraire ([ui occupait une si grande place dans les préoccupations et dans la correspondance de Voltaire — une audace dont, auparavant, ils n'auraient sans doute pas été capables. Déjà quand parut dans l'Encyclopédie l'article de d'Alembert sur » Genève », qui souleva des tempêtes et indigna même Rousseau, Fréron, l'illustre critique, si victime par ^ oltairc, écrivait à Palissot : « Sais-tu que ce vil troupeau d'encyclopédistes est à la veille d'être exterminé? Le résident de Genève s'est plaint amèrement de leui- article « Genève » dans leur dernier volume ; on fail des cartons en conséquence. D'un autre côté, V Encyclopédie entière est dénoncée au Parlement qui va la faire examiner très sérieusement. Une nouvelle très sûre et sur laquelle tu peux compter, c'est que dAlembert a quitté absolument VEncijclopédieK» — Et Voltaire qui avait entendu parler de ce projet de modifications à apporler au texte de d'Alembert écrivait à Mme de Fontaine : > Je crois encore moins qu'on ait exigé à Paris des cartons pour l'article « Genève » ; la course soucie peu de nos hérétiques et, d'ailleurs, il n'est pas possible d'aller proposer un carton à tous les souscripteurs qui ont reçu le livre. »

Il y avait donc, à l'époque où nous sommes arrivés, un mouvement très vif de réprol)alion contre les philosophes. Le Pai-lement portait des coups terribles à leurs publications, mais Helvétius ayaul dépassé loule mesure, ceux qui, par leurs fonctions, avaient le ihoit trexaminer, d'appréciei' et de condamner les

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