XII JACQUES DE VARAZZE
une compilation : donc le style n'est pas du copiste qui trouvant un récit dans un auteur, le reproduit à peu près comme il le rencontre. Il y a une vérification à faire, et nous avons constaté que loin d'avoir altéré le texte des auteurs cités, c'était au contraire le sien qui avait été reproduit avec les fautes du devoir d'un commençant. En veut-on une preuve ? Dans le long travail^ auquel nous nous sommes livré pour faire de la Légende dorée une traduction consciencieuse, nous avons dû avoir recours aux éditions qui semblaient devoir nous offrir les meilleures garanties. Quant au texte, il convient de le dire, nous avons souvent désespéré de mener à terme notre entreprise, en présence des difficultés sérieuses qui naissaient presque •de chaque phrase. Nous avons cru pour un moment être en mesure de les vaincre, quand nous nous fûmes procuré un exemplaire publié en 1850, à Leipzig, d'après l'édition princeps.
Ou bien l'édition pnnceps est remplie de fautes d'impression, ou l'éditeur de 1850 ne savait pas lire un texte en caractère gothique *. L'unique parti qui nous restait à prendre, était de vérifier les textes -dans les ouvrages indiqués par la Légende : il était
• Nous prenons à première vue dans les milliers de fautes que nous avons corriçées sur notre exemplaire :
aatem pour ante flet pour fuit. pater pour proiter.
jQDcti pour vincti. voluit pour noluit. inulta pour muU*ta.
soniDUS pour sonitus. pulcherrima pour pulcheria. passloni pour potioni.
baptUatis pour baptisato, etc., etc., etc.
Melchior Cano aura lu dans Tédition princeps !