‹ La Légende dorée de Jacques de Voragine; nouvellement traduite en francais, avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources (volume 2)Chapitre 13 sur 57 · DU CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

DU CHRISTIANISME

pénible, dUqpeiidieax« Nous n'avons pas reculé deVant des montagnes de difficultés et ce nous est un devoir de dédarer que . Jacques de Yora^ne arait copié presque partouty eamplaviU

Quand une légende se trouvait toute faite dans un Père de TEglise, elle était copiée in extenso, ainsi la vie de sainte Paule par saint Jérôme, ainsi dans saint Ambroise, le récit de la vierge dlA.ntioche. Sans doute ^'il en a été de même pour les actes des martyrs, et sans avoir consulté les Bollandistes, nous avons pu nous conmetincre qu'il a été largement puisé par Fauteur à des sources respectables, comme il est facile de s'en convaincre par les offices de sainte Agnès, de -sainte Cécile, de saint Clément, des saints Jean et Paul, de saint André et d'une foule d'autres personr nages qui ont certaines parties propres dans les Bré*' viaires. Si le texte primitif a été changé, c'était pour lui donner des tournures plus simples.

Sans accorder le moins du monde que le style de la Légende soit de fer, nous sommes toutefois loin de le donner pour de Tor. Son mérite c'est d'être simple, naturel. Ecrit pour les masses, il devait revêtir une certaine naïveté, sous peine de cesser d'être attrayant ou de ne pas être compris.

Les parties qui effarouchent le plus sont celles qui sont traitées sous la forme scholastique usitée au moyen âge. La philosophie avait, au xiii^ siècle, une terminologie quintessenciée. Toute subtile qu'elle apparaisse, elle a toujours été reconnue pour avoir servi

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