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dre ni el Innocent IV l'ont approuvé par leurs privilèges, après en avoir reconnu l'authenticiti!. De même qu'Hérode, qui lit couper la tète ù saint Jean, subit le châtiment de ses crimes, de même aussi, Julien l'Apostat, qui fit brtller ses os, fut frappé par la vengeance divine. On a l'histoire de la punition de ce dernier dans la légende de saint Julien, après la conversion de saint Paul *.
Mais, dans VHisloire IripariHe**, on trouve de plus amples détails sur l'origine de Julien l'Apostat, son régne, sa cruauté et sa mort. Constance, frère du grand Constantin et descendant du même j>ère, eut deux fils, Gallus et Julien. A la mort de Constantin, Constance créa césar Gallus, son fils, que pour^ lent il tua par la suite. Alora Julien, plein ilc crainte, se fit moine, et imagina de consulter les magiciens pour savoir s'il pouvait avoir encore l'espérance de parvenir an trône. Après quoi. Constance créa césar Julien, qu'il envoya dans les Gaules, où il remporta grand nombre de victoires. Une couronne d*or, suspendue par un fit entre deux colonnes, tomba sur sa tète, en s'y adaptant parfaitement, au moment où il passait (le fil s'était rompu); tous s'écrièrent alors que c'était un signe qu'il serait empereur. Comme les soldats le proclamaient Auguste, et qu'il ne se trouvait pas là de couronne, un des soldats prit un collier qu'il avait au cou et le mit sur le front de Julien,
•Ou mi
suite de la
"■ Lib. VI, passim.
lequel fut ainsi créé empereur par les soldats. Dès lors, il renonça aux pratiques du christianisme, qu'il ne suivait que d'une manière hypocrite, ouvrit les temples des idoles et leur y offrit des sacrifices. Il se proclamait le Pontife des païens et faisait abattre partout les images de la Croix. Une fois, la rosée tomba sur ses vêtements et sur ceux des personnes qui raccompagnaient, et chaque goutte prit la forme d'une croix. Dans le désir de plaire à tous, il voulut, après la mort de Constance, que chacun suivît le culte qui lui convînt; il chassa de sa cour les eunuques, les barbiers et les cuisiniers; les eunuques, parce qu'après la mort de sa femme il ne s'était point remarié ; les cuisiniers, parce qu'il ne faisait usage que des mets les plus simples, et les barbiers, parce que, disait-il, un seul était suffisant pour beaucoup de monde. Il composa une foule d'ouvrages, dans lesquels il déchira tous les princes, ses prédécesseurs. En chassant les cuisiniers et les barbiers il faisait œuvre de philosophe, mais non pas d'empereur; mais en critiquant et en déférant des louanges, il ne se comporta ni en philosophe ni en empereur. Un jour que Julien offrait un sacrifice aux idoles, dans les entrailles de la brebis qui venait d'être immolée, on lui montra le signe de la croix entouré d'une couronne. A cette vue, les ministres eurent peur, et expliquèrent le fait en disant qu'il viendrait un temps qui n'aurait pas de terme, et où la croix serait victorieuse et uniqueincnl vénérée. Julien les rassura et dit que cela indiquait qu'il fallait réprimer le' christianisme et le resserrer dans un cercle. Tandis que Julien offrait à Constanlinople un sa-
S3ê hk tiemmùm uomim
eriiqe à k Fortaae, Marâ, évèque dé GEhdMdoiiie, mttqiHd la TÎeilleflfe arait &dt perdre la Toe, le viiil trouver et Tappda impie et apoalal. Joliea hu dit.: « Ton Galiléeii n'a doue pa te goérir^ Uât » Maria hn répondit :« «Tim rends ginices à Dieu, ear il «*« privé de la vue afin de ne pas te vcnr déppniBé de fêété. m Jnliaii nt lui répondit rien et se retira. A Antioeha» il fit ramasatf les vasM sacrés et les omenienla» pua les jetant par terre, il s'assit dessu» et se perssft de les salir« Mais à l'instant» il fut frappé à rendrait par où il avait péché, en sorte que les vers 7 fonmllhâent et rongeaient les chairs* Tant qa'il véent d^Mtoa» il ne patsegoérir*
Julien le préfet qui, par Toidre de ranperenr^ aviait enlevé les vases sacrés appartonant ans ^j^yaesydii en les salissant de son urine : « Vojes dans qoda vaaea on adminisire le fils de Marte« s ImmédialMieat sa bouche est changée en anus : et ce fut aiosi qn^ asb» tisfaisait les besoins de la nature. Pendantqne Psiposiat Julien entrait dans le temple de la Fortune, les ministres du temple aspergeaient avec de Feau ceux qui arrivaient afin de les purifier : Valentinien vit une goutte de cette eau sur sa chlamyde; plein d'indignation, il frappa du poing le minisire en disant qu'il était sali plutôt que purifié. L'empereur, témoin de cela, le fil mettre sous bonne garde et conduire dans un désert. En effet, Valentinien était chrétien, et il mérita pour récompense d'être élevé par la suite à l'empire. Par haine encore contre les chrétiens, Julien fit aussi réparer le temple des Juifs, auxquels il fournit des sommes énormes; mais quand ils eurent ras«-
semblé une grande quantité de pierres, un vent extraordinaire s'éleva subitement et les dispersa toutes ; ensuite il se fit un affreux tremblement de terre; en dernier lieu, le feu sortit des fondements et brûla beaucoup de monde *. Un autre jour, une croix apparut dans le ciel et les habits des Juifs furent couverts de croix de couleur noire. En allant chez les Perses, il vînt à Ctésiphonte qu'il mit en état de siège. Le roi, qiii s*y trouvait, lui offrit la moitié de son pays, s*il voulait s'en aller. Mais Julien s'y refusa : car il avait les idées dePythagorc et de Platon au sujet de la mutation des corps, croyant posséder l'âme d'Alexandre, ou plutôt qu'il était lui-même Alexandre dans un autre corps. Mais tout à coup il reçut un dard qui s^enfonça dans son côté ; cette blessure mit fin à sa vie. Qui lança cette flèche? On l'ignore encore ; mais les uns pensent que ce fut un des esprits invisibles, d'autres, que ce fut un berger ismaélite : /]uelques-uns disent que c'était la main d'un soldat abattu par la faim et les fatigues de la route. Que ce soit un homme ou bien un ange, il fut évidemment l'instrument de Dieu. Calixte, un de ses familiers, dit qu'il fut frappé par le démon.
Iir. L'institution de cette fête eut lieu à l'occasion de l'invention du chef de saint Jean en ce jour. Au XI* livre de Yllisloire eccl'siastiijue, il est écrit que saint Jean fut détenu et dérapiti' dans un château de l'Arabie nommé Machéronte. Mais Hérodiade fit apporter la tète du saint à Jérusalem où elle la fil en-
• Socratc, Hist. ecclés., 1. III, c. xvu ; — Sozonirne ; Nicéphore, I. X, c. xxxii-xxxiii.
terrer avec soin auprès de la maison d'Hérode, dans la crainte que ce prophète ne ressuscitât, si son chef était enterré avec son corps. Or, du temps de Marcien, en 453, saint Jean révéla où était sa tête à deux moines venus à Jérusalem. Ils allèrent en toute hâte au palais qui avait appartenu à Hérode, et trouvèrent le précieux chef enveloppé dans des sacs de poils de chèvre provenant, je pense, des habits dont saint Jean était revêtu dans le désert. Durant le trajet qu'ils firent pour retourner en leur pays avec ce trésor, un potier de la ville d'Emèse, vivant de son métier, se joig^nit à eux. Or, tandis que cet homme portait la besace qu'on lui avait confiée, et dans laquelle se trouvait le saint chef, ce dont il avait été averti la nuit par saint Jean, il se déroba de ses compagnons, et s'en vint à Emèse avec cette relique, qu'il y garda avec respect dans un trou profond tout le temps qu'il vécut : dès lors ses affaires prospiVèreril exlraordinairement. Etant près de mourir, il révéla son secret à sa s(i»ur en toute confiance, cl ses héritiers en firent autant les uns aux autres. Loiiti^temps après, saint Jean révéla à un saint moine, nonuné Marcel, habitant la même caverne, que sa tête s'y trouvait. Le fait se passa de la manière suivante : Pendant son sommeil il lui semblait qu'une grande foule s'avanrait et disait : « Voici que saint Jean- Baptiste vient. » Il vit ensuite le saint conduit par deuxpersonnaijes, \\\n à sa droite et l'autre à sa gauche. Or, tous ceux qui s'approchaient recevaient une bénédiction. Marcel s'étant approché se prosterna à ses pieds, mais le saint précurseur le fit lever, et le prenant par le menton, il lui donna le baiser de paix.
LA DEGOLLATIOiN DE SAINT JEAN-BAPTISTE 539
Alors Marcel lui demanda : « Seigneur, d'où éles-vous venu chez nous? » Saint Jean répondit : « De Sébaste. » Quand Marcel fut éveillé, il fui fort étonné de cette vision; mais une autre nuit qu'il dormait, quelqu'un vint le réveiller; après quoi, il vit une étoile brillante arrêtée sur la porte de sa petite cellule. Il se leva et voulut la toucher, mais elle se posa ailleurs. Alors il suivit l'étoile jusqu'à ce qu'elle se fût arrêtée à l'endroit où se trouvait la tête de Jean-Baptiste. Il y fouilla, trouva une urne contenant ce saint trésor. Quelqu'un, qui n'en croyait rien, mit la main sur l'urne, mais à l'instant sa main se sécha et resta attachée au vase. Alors ses compagnons s'étant mis en prières, il put retirer sa main, mais elle resta paralysée. Or, saint Jean lui apparut et lui dit: « Quand on déposera mon chef dans l'église, tu toucheras l'urne et tu seras guéri. » Il le fit, et fut guéri entièrement. Marcel rapporta ces événements à Julien, évêque d'Emèse. Ils prirent la tête et la transportèrent dans la ville. A partir de cette époque. Ton commença en cette ville k célébrer la décollation de saint Jean au jour, où, pensons-nous, le chef fut trouvé ou élevé, selon ce qu'en dit VUistoire scholastique. Dans la suite on en fit la translation à Constantinople.
D'après l'Histoire triparti te (I. IX, c. xliii), l'empereur Valens ordonna que le saint chef fût mis sur un char et transporté à Constantinople ; mais arrivé auprès de Chalcédoine, on ne put faire avancer le char, ([uels qu'aient été les moyens employés pour aii^uillonner et presser les bœufs. On fut donc forcé de laisser là le chef. Mais, dans la suite, comme Tliéodose voulait
S40 L,\ Léi;kKUK UOHIlE
, lViilever,il (iriji lavit;rg«,»iix soiiiH île laquelle 11 élait* niiifîé, de lui i>or[iie{lre de IViiiporler. Elle y voulut bien coniientir, (laiis la [lersuasiuii que, comme du li-iiips de Vtticns, il ne tte laisscrail pas emporter^ Alortt le [lieux empereur enveloppa le chef dans delà pourpre et le Irausporta à Conslaiilinople où il lui fit hâtir la pluH belle des églises. De là, il fut peu de* Icmps uprèif iransporté à Poitiers dans les Gaules, souaj le règne de IVpin. Plusiirurs morts ^- furent ressusciléB, par ses mérites. — Or, de même qu'Hérode. qui avait * fait l'ouper la It^te à saint Jean et que Julien qui bnlls' ] PL's os, fun^nl piiiiis, de même aussi Hérudiade,quî * avait stiy^éiê n hii lille de demander la tète de JfEin, , reçut la paâitipn de son ernae, riiMi qae l« ftUe (fm arâit hit la demande. Qudqaea-ttm (fiseot ^'Hérodiade ne rnoonit pai en çudi oomne ette j andt été eondamnée, mais alora qu'rile tàkait datu les maiils la tète de aaiat Jean, elle se fit ko plaisfa^ de l'ioBalter; or, par une permMskm de Keu, eette tèle riJe-méme lui souffla au visage, et cette méchante femme mourut aussitôt. C'est te récit du vulgaire ; mais ce' qui a été rapporté plus haut, qu'elle périt misérablement en exil avec Hérode, est aftirmé par les saints dans leurs chroniques : et il faut s'y tenir. Quant à sa fille, elle se promenait un jour sur une pièce d'eau gelée dont la glace se brisa sous ses pieds, et elle fut étoulTée à l'instant dans les eau.v. On lit cependant dans une chronique (|u'elle fut engloutie toute vive dans la terre. Ce qui peut s'entendi'e, comme quand on parle des Egyptiens engloutis dans la mer Rouge, on dit avec l'Ecriture sainte : n La terre les dévora, m
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IV. La translation de son doigt et la dédicace de son église. On dit que le doigt avec lequel saint Jean montra le Seigneur ne put être brûlé. C'est pour cela que ce doigt fut trouvé par les moines dont il a été parlé. Dans la suite sainte Thècle le porta au delà des Alpes et le déposa dans une église dédiée à saint Martin*. Ceci est attesté par Jean Beleth qui dit que sainte Thècle apporta ce doigt, qui n'avait pu être brûlé, des pays d'outre-mer en Normandie** où elle fit élever une église en l'honneur de saint Jean. On assure que cette église fut dédiée à pareil jour. C'est ce qui a porté le souverain Pontife à faire célébrer en ce jour cette fête dans l'univers entier. — Dans une ville des Gaules nommée Maurienne ***, se trouvait une dame remplie de dévotion envers saint Jean-Baptiste; elle priait Dieu avec les plus grandes instances pour obtenir quelqu'une des reliques de saint Jean. Mais comme elle voyait que ses prières n'étaient pas exaucées, elle prit la confiance de s'engager avec serment à ne point manger jusqu'à ce qu'elle eût re^'u ce qu'elle demandait.
Après avoir jeûné pendant quelques jours, elle vit sur l'autel un pouce d'une admirable blancheur, et elle recueillit avec joie ce don de Dieu. Trois évêques étant accourus à l'église, chacun d'eux voulait avoir une parcelle de ce pouce, quand ils furent saisis de voir couler trois gouttes de sang sur le linge où
* Les éditions plus modernes disent saint Maxime. •• J. Beleth dit la Mauritanie, c. cxlvh. •** Saint-Jeau de Maurienne ainsi nommée à cause des miracles de saint Jean-Baptiste.
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41^ plÉale l> rd^œ, et Us s'estimèrenl heureux d'flM «rbir oiitemi chïeim tuw *.
Théoicdiae, reine des Loi^enb, St éleTer et dote i Jb^lM, prèi deH^n, wme gisnde lé^ûe en IIkhiwmar de hùbL Jewi-Biptiele. Dûs la fuite du temps, f après le lémigaafB de Phnl **, Goostantin, auaà . tien que Penpefenr CoosUnee» foolant soosiraire nietie 4 la doninaUoD des Lombards, demanda i ua saint faomme, doué de' Feeprit de pro|diétie» quelle senit IlsRie de k fuerre. Celoi-d passe la miit ea prière «t le lendemain malin, il répondît : « La reine a bit construire nne église A anmt Jean-BapUste qm - inlantde oos^at^eiiMnl ponr les Ltnubards, et c'est pour'oda qa'fli ne-peavent être vaînctu. Il vioidra cependant an temps que ce lieu sers méprisé et alors les Lombards senwt vaineos. » Ce qui fiit acconqifi. au temps de Charles. — H est rapporté par ssiot Gr^ goire ***, qu'un homme d'une grande aamteté, nommé Ssnctalus, avait reçu en ta garde un dïaare pris .par les Lombards, sous la condition qoe si ce diacre s'enfuyait, il sérail, lui, condamné à perdre la lète. Sanolulus Força tediacreà s'enfuir et à recouvrer la liberté. Alors Sanctulus fut conduit au supplice; et pour l'exécution on clioisil le bouiTeau le plus robuste qui pourrail, sans le moindre doute, trancher la (éle d'un seul coup. Sanctulus avait présenté son cou et le bourreau avait levé l'épée avec le bras de toute sa force, quand le patient dit : « Sainl Jeun, recevez-le. m A l'înslanl,
" SaiDi GrcRoire de Tours, De gloria marlyr., 1. 1, c. xiv. " Hiiloire det Lombai-di, I. V, c. vr. •** Dialogues, 1. III, c. xxxvii.