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aide pour la prendre. L<" Cid de répon Ire qa il ne pouvait le taire, parce que la \ill<- appartenait au roi don A)pb<
leigneur, que l" roi de Valence la lenail de sa main, et que lui, Alymaimon, ne pouvait en ftlre le. m dire s'il ne la recevait de don Alphonse. Quand le r >i d
parti que prenait le Cid eu cette affaire, il revint à S ragosse,
Alors le Cid envoya une lettre au roi don Alphoi suppliant devouloir bien lui laisser le^ troupes qui l'ace pagnaieiri : qu'il entendait avec elles rendre à Dieu et au Roi de grands services et qu'il prendrait sur l«'s Maures de quoi les entretenir. Le Roi y consentit, et non-seulement ermit à tous ceux qui se trouvaient avec lui d'y rester, mais encore à tous ceux qui le voudraient de se joindre à son armée.
Et en ce temps le comte don Raymond de Barcelone vint à Saragosse avec de grandes forces. Le roi de Saragosse conclut avec lui amitié, car il était déjà ennemi du Cid, noyant que par sa faute il n'avait point conquis Valence. Le roi de Saragosse s'allia donc avec le comte de Barcelone, et leurs troupes s'étant réunies, ils allèrent de nouveau mettre le siège devant Valence.
Alors le roi don Alphonse envoya vers le Cid et attendit quelque temps. Cependant le roi de Valence espérait chaque jour être secouru par le Cid.
Or, sitôt que le Cid sut Valence assiégée, il demanda gé au Roi et s'avança devers cette ville, et marchant aussi promptement qu'il put, arriva jusqu'à Morviedro. De là il envoya ses messagers au comte de Barcelone, le priant de lever incontinent le siège et de s'en aller. Le comte s'en alla et prit le chemin de Requeïia.
Cependant le Cid entrait à Valence, où il rencontra trèsbon accueil du roi, et conclut avec lui par traité qu'il recevrait chaque semaine certaine somme pour ses gens, à cette condition qu'il forcerait les châteaux et le pays à lui payer
les impôts ordinaires et les défendrait contre les Chrétiens : qu'il commencerait tout aussitôt cette guerre et reviendrait à Valence lorsqu'il le voudrait. Tout aussitôt, le Cid fit de grands carnages parmi les Maures des environs et rentra à Valence en toute richesse et tout honneur.
Cependant, le comte don Raymond s'était joint avec le seigneur de Toulouse, et ils amenaient leurs troupes aussi nombreuses qu'ils avaient pu les réunir, pour chasser le Cid hors du pays. Le Cid, instruit de leur venue, réunit et exhorta ses gens. Le roi de Saragosse et le comte don Raymond lui envoyèrent dire par un chevalier qu'ils voulaient combattre avec lui, mais celui-ci leur fit répondre qu'il se trouvait là sans aucun désir de bataille Eu même temps, du mieux qu'il pouvait, il fortifiait les défilés et se préparait à la lutte. Alors le roi de Saragosse et le comte don Raymond et tous leurs gens montèrent sur la montagne. Et le Cid, qui se trouvait fort bien posté, engagea la mêlée.
Le Cid finit par remporter la victoire et poursuivit les ennemis un long temps, jusqu'à ce qu'il eût atteint les Français (1) et fait de nombreux prisonniers. Il remporta de cette bataille grandes dépouilles et richesses.
Comment le comte de Barcelone, après sa défaite, ayant appris la captivité de plusieurs des siens, vint se mettre aux mains du Cid.
Comme le comte allait fuyant, on lui dit que les richeshommes et les principaux chevaliers venus avec lui avaient été faits prisonniers, ce dont il eut si grande peine qu'il tomba de cheval et demeura comme mort un long temps,
(1) Le comte était seigneur de fiefs français.
El iidp lois re?( DU à lui, il dit qu'il aimerai t DUeoi inouï n
que ne pas voir, malgré leur oaptivi paliers par
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prisonniers, il voulait I eux. Et au* sitôt il retourna
vers le Cid pour Be ouistiti ne |««
Biens ne purent empêchi !•.
Il alla donc m présenter devant le Cid arec grande cour-
ci'lui- i lui lit très-honorable accueil, • t i ieusement donna la liberté à tous les prisonuiers et au mte lui-même.
Après quoi le Cid s'en retourna riche et honoré à la cité : • Valence, OÙ il fut très-bien re<;u.
ment le roi don Alphonse alla secourir le château u'Àledo que les Maures tenaient asi
Après cela, le roi don Alphonse fut informé que les Maures tenaient assiégé le château d'Aledo, et tout aussitôt il réunit ses gens et envoya dire au Cid de venir à son aide. Le Cid se rendit à Requeîia et il y demeura quelques jours, ne pensant pas que le Roi marchât si vite et croyant qu'il passerait par cet endroit : mais il prit une autre route.
Quand les Maures surent que le roi don xUuhonse s'approchait, ils levèrent le siège et prirent la fuite.
Quelques chevaliers malveillants pour le Cid, lui firent tort auprès de don Alphonse, en disant que le Cid s'était arrêté à dessein à Requena, en sorte que les Maures eussent toute facilité pour combattre le Roi. Le Roi les crut et en conçut si grande colère contre celui-ci, qu'il ordonna de saisir le cinquième de tout ce qu'il possédait en Castille, et pareillement sa femme et ses filles.
é'Z CHRONIQUES
A cette nouvelle, le Cid dépêcha un chevalier vers le Roi, disant pour sa justification : que si quelque richehomme ou chevalier prétendait avoir pour le service du Roi meilleure volonté que lui, il le combattrait corps à corps. Mais comme le Roi était fort irrité, il refusa de recevoir cotte excuse.
Quand les chevaliers mal disposés à l'égard du Cid \irenï le ressentiment du Roi contre lui et surent que celui-ci se trouvait auprès du château voisin de Saragosse, ils demandèrent en grâce à don Alphonse de leur donner des hommes pour marcher contre le Cid, ce à quoi le Roi se refusa.
Cependant les Maures s'étant emparés de la cité de Murcie et du château d'Aledo, le roi don Alphonse résolut d'aller à eux. Alors, et la reine sa femme, et quelques chevaliers amis du Cid lui écrivirent qu'il eût à donner ses services au Roi en cette circonstance, que don Alphonse lui en serait très-reconnaissant et lui accorderait pardon. A la vue de ces lettres, le Cid quitta Saragosse avec un nombreux parti, et marcha à grandes journées jusqu'à ce quil fût arrivé à Martos où se trouvait le roi don Alphonse. Celui-ci lui fit très-honorable accueil, et il marchèrent ensemble, jusqu'à ce que le Roi montât sur la montagne d'Elvira. tandis que le Cid poursuivait par les chemins unis de la plaine et prenait les devants. Les chevaliers malveillants de dire au Roi : a Voyez comme ce Cid qui venait derrière vous, en homme fatigué, vient de passer devant. » Et ils continuèrent à parler de cela.
Le Roi demeura sept jours en cet endroit, et Yuca, roi des Almohades, s'éloigna sans oser combattre avec lui. Don Alphonse revint par Ubeda. Cependant inimitié avait été mise entre le Roi et le Cid. Quand celui-ci s'en aperçut, tandis que don Alphonse revenait à Tolède, il se rendit à Valence. Le roi d'Aragon, sachant le Cid ami du roi de Saragosse, prit résolution de le voir et de conclure amitié avec lui.
Comment lo roJ don Alphonse vint avec u;:c grande armée Valc; . que Si le Cid pendant c<; temps en Castille.
Après >'"1 '., le roi don Alphonse se mil en marche avec une très-forte armée et s;' rendit devant Valence : et il fit dire à tous tes châteaux de la contrée qu'ils eussent à lui
: pour cinq ans cet impôt qu'ils donnaient au Cid. Lorsque le Ci 1 l'apprit, il envoya dire au Roi qu'il s'étonnait beaucoup que sa Grâce le déshonorât et le mail -
tàt ainsi; qu'il avait en Dieu cette confiance nue le Roi apprécierait bientôt les mauvais conseils des courtisans dont il était entouré. Et tout aussitôt le Cid, ayant réuni grande armée de Maures comme de Chr ira sur le
territoire du roi don Alphonse, brûlant et ravageant tout ce qu'il rencontrait. Et ayant pris Logroîio et Alfaro, il mit ces villes à sac. Or, comme il se trouvait à Alfaro, le comte Garci Ordoîiez et d'autres riches-hommes de Castille liii firent dire qu'il eût à les y attendre sept jours, qu'ils vendraient combattre contre lui. Le Cid attendit douze jours, mais ils n'osèrent se rendre à la bataille, et celui-ci ne les voyant pas venir retourna à Saragosse.
Quand le roi don Alphonse apprit ce que le Cid venait de faire sur son territoire, sans que ses riches-hommes osassent combattre avec lui, il reconnut quel mauvais parti il avait suivi en se tournant contre le Cid. Il lui envoya une lettre où il lui pardonnait toutes choses, et reconnaissait sa fidélité à son devoir, et le priait de venir en Castille : que tout son bien rentrait en son pouvoir. Le Cid se réjouit fort de ces nouvelles et écrivit au roi don Alphonse quil lui en rendait grâces et le suppliait de ne pas croire les mauvaises langues; qu'il demeurerait toujours à son service.
Après quoi le Cid fit grande guerre à Valence. Il la tint assiégée pendant neuf mois, et de plus passa un mois dans le jardin de la Viiîe neuve. Ainsi dix mois s'écoutèrent jusqu'au jour où il entra dans la cité (1) et s'établit dans l'Alcazar, et ce jour fut le dernier de juin de l'an du Seigneur mil quatre-vingt-sept. Quand le Cid eut organisé son logement et celui de ses gens, tous les Maures sortirent de la ville, hormis quelques-uns qu'il fit rester, et à sortir ainsi ils mirent deux jours.
(t) « Il entra dans Valence Tannée 488 en usant de fraude selon sa coutume... Cette terrible calamité frappa corn ire un incendie toutes îes provinces de la péninsule et couvrit toutes les classes de la société de douleur et de honte. La puissance de ce tyran alla toujours en croissant, de sorte qu'il pesa sur les contiées basses et sur les contrées élevées, et qu'il remplit de craiute les nobles et les roturiers. Quelqu'un n:'a raconté l'avoir entendu d re dans un moment où ses désirs étaient tris-vifs et son avidité était extrême : « Sous un R" rigue cette péninsule a été conquise : mais un autre « Rodrigue la délivrera. » Parole qui remplit les cœurs d'épouvante et qui fit penser aux hommes que ce qu'ils craignaient et redoutaient arriverait bientôt. Pourtant cet homme, le tleau de son temps, était par son amour pour la gloire, parla prudente fermeté de son caractère et par son courage héroïque un dts miracles du Seigneur. Peu de temps après, il mourut à Valence d'une met naturelle. La victoire suivait toujours la bannière de Rodrigue (que Dieu le maudisse!); il triompha des princes des Barbares.
Ab u ishac Ibn-Kbafadjah composa sur Valence les vers suivants : « Les glaives ont sévi dans ta cour, ô palais! La misère et ie feu ont détruit tes beautés! Quand à présent on te contemple, on médite longtemps et on pleure. Ville infortunée, tes habitants ont été les pelotes que se renvoyaient les désastres : toutes les angoisses se sont agitées dans tes rues désertes. La main du malheur r. éi rit sur la porte de tes cours : « Tu n'es plus tui-mêine : tes • maisons ne so: t plus des maisons. »
Extrait de l'histoire arabe, la Dhakhirah d'Ibu-Bassam : traduction de M. i)ûzv.
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Cumulent le Cid envoya vers a femme el tes filles, et du présent qu'il lit au rot don Alphoos
Après ces événements, le Cid résolut d'envoyer vers sa femme el ses filles. Il pria donc son cousin Alvar Fanez et Martin Antolinez de se rendre devers elles, et de remettre
: Roi «ii présent deux cents chevaux, aussi d<- lui baiser