HOM ANGES
Promesse du Roi
Devant le roi de Léon, dona Chiniène un soir vient demander justice du meurtre de son père, just'ce contre le Gid don Rodiigue de Bi^ar qui, en tout jeune âge encore, la rendit orpheline :
« Si j'ai raison ou non, ô Roi, vous le savez bien, vous le savez trop; car les affaires d'honneur ne peuvent se dissimuler.
« A chaque nouvelle aurore, je vois ce buveur de mon sang îaire caracoler son cheval devant moi pour accroître mon chagrin.
« Ordonnez-lui, bon Roi,. puisque vous le pouvez, qu'il n'assiège pas ainsi ma rue : ce n'est pas sur des femmes que se venge l'homme de grande vaillance.
« Que si mon père outragea le sien; il a bien vengé son père : n'est-ce pas assez en effet que le prix d'une vie pour le rachat d'un honneur?
« Je suis sous votre protection : ne permettez peint que l'ou m'insulte, car qui me ferait injure, ferait injure à votre courage. »
— « Taisez -vous, do ha Ghimène, car vous me peinez grandement, et à tous ces mots je safs un remède,
« Je ne saurais offenser le Gid, parce que c'est un homme de grande vaillance ; il me défend mes royaumes et je veux qu'il me les garde. Mais avec lui je conclurai un accord,
tuai et lui demander, pour tout le mal qu'il m'a fait, de me faire quelque bien. »
Le Roi, sans perdre un instant, envoya quérir le Gid : qu'il vienne avec l'assurance que son pardon l'attend.
qui pour vous ne sera point mauvais : je lui ferai donner sa parole de se marier avec vous. »
Chimène se montra contente de la grâce que lui accordait le Roi, lui donnant pour soutien celui-là même qui la rendit orpheline.
Rodrigue fait prisonniers cinq rois maures.
Des rois maures sont entrés en Gastille avec de grands cris, au nombre de cinq, et derrière eux une grande troupe.
Ils ont passé auprès de Burgos, se sont précipités à Montes-d'Oca, puis ont fait une course sur Santo-Domingo, et Naxera, et Logroïio, détruisant tout sur leur passage. Gomme butin ils emmènent des troupeaux, et nombre de Chrétiens faits prisonniers, hommes et femmes, petits garçons comme petites filles.
Ils retournent à leurs terres aussi tranquilles que riches, parce que ni le Roi, ni aucun autre seigneur n'est venu leur disputer cette proie.
Comme il se trouvait à Bivar, en son château, Rodrigue l'apprend. Il est encore dans sa première jeunesse, il n'a pas vingt ans accomplis.
Cependant il monte à cheval, et avec lui ses amis : il fait appel aussi à ses vassaux, qui accourent nombreux autour de lui.
Au château de Montes-d'Oca, il a donné aux Maures un grand assaut dont il est sorti complètement vainqueur. 1.1 s'est emparé des cinq rois, il leur a enlevé leur magnifique butin et les gens qu'ils traînaient en esclavage. Puis il a réparti les dépouilles entre les braves qui l'ont suivi, et il
emmène les rois captifs en son château de Bivar, où ils sont reçus par sa mère à qui il les confie.
Quand il les fit sortir de prison, ils reconnurent le vasselage. Et tous bénissaient ce bon Rodrigue de Bivar, louaient sa vaillance et lui promettaient tribut.
De retour dans leurs terres, ils remplirent leurs engagements.
Nouvelles plaintes de Chi arène.
Le seigneur Roi se tient assis sur son siège à dossier, pour juger les différents de ses sujets mal disciplinés. Généreux et justicier, il récompense le bon et châtie le méchant ; les châtiments et les récompenses font la sûreté des États.
Yoici, que traînant un long deuil, sont entrés trente gentilshommes, écuyers de Ghimène, fille du comte Lozano. Après renvoi des massiers, le palais demeura libre, et Chimène de commencer ainsi ses plaintes agenouillée sur les marches :
« Seigneur, voici huit mois aujourd'hui que mon père est mort entre les mains d'un jeune homme, élevé par les vôtres pour le meurtre. Par quatre fois je suis venue à vos pieds, et chaque fois j'ai obtenu des promesses; justice, jamais.
« Don Rodrigue de Bivar, ce petit monstre d'orgueil, profane vos lois équitables, et vous le soutenez, le profanateur. Vous le cachez, vous le mettez à couvert, et une fois qu'il se trouve en sûreté, vous punissez vos sénéchaux parce qu'ils ne peuvent le saisir.
« Si les bons rois sur cette terre représentent aux yeux
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des simples mortels l'image et le pouvoir de Dieu, celui-là ne doit pas être un roi bien redouté, ni bien aimé, qui manque à la justice et encourage à son mépris! Vous y avez mal regardé! vous y avez mal pensé !
« Pardonnez, si ces paroles sont coupables: mais Finjustice change le respect d'une femme en irrévérence. »
— « Assez, assez, gentille damoiselle, répondit le premier Ferdinand; vos plaintes amolliraient un cœur de marbre ou d'acier. Si je conserve Rodrigue, c'est bien pour vous que je le conserve; un temps viendra que pour lui vous convertirez en joie votre tristesse. »
Sur ce, on apporta dans la salle un message de dona Urraque. Le Roi prit le bras de Chimène et ils entrèrent où était l'Infante.
Le Koi conclut le mariage.
De Rodrigue de Bivar la renommée s'est étendue au loin : Il a vaincu cinq rois Maures de la Maurérie; il les a tirés de la prison où il les tenait enfermés; il se sont constitues ses vassaux et lui ont promis tribut.
Gomme le bon Roi, appelé Ferdinand, se trouvait à Burgos, la Chimène Gomez a paru devant lui, et se prosternant à ses pieds, elle lui a adressé ce discours :
« Je suis fille de don Gomez, qui avait à Gormaz un comte. Don Rodrigue de Bivar l'a tué avec vaillance. Des trois filles clu comte, je suis la plus jeune, et je viens auprès de vous solliciter une grâce, une grâce que vous m'accordiez en ce jour! C'est ce don Rodrigue que je vous demande pour époux. Je me tiendrai pour bien mariée, je
m'estimerai très-honorée, car je suis assurée que son bien ira prospérant, et deviendra le plus grand dans le royaume que vous gouvernez.
«Ainsi me ferez- vous grande faveur, et7 comme je le crois, grand bien à vous-même, parce que c'est pour le service de Dieu ; et je lui pardonnerai d'avoir donné la mort à mon père, s'il m'accorde celte union. »
Le Roi donna son agrément à la demande de Chimène : il écrivit une lettre à Rodrigue, pour lui mander de venir h Piasencia, où il se trouvait : c'était pour affaire le concernant.
Rodrigue, ayant lu la lettre que le Roi lui envoyait, se mit en route, sur Babieca, avec nombreuse compagnie. Tous ceux qu'il emmenait étaient gentilshommes; ils portaient armures neuves et vêtements de même couleur, ïl n'avait dans sa suite que des parents et des amis; il en comptait ainsi trois cents à faire route, avec lui.
Le Roi sortit pour le recevoir : car il l'aimait de trèsgrand amour :
« Don Rodrigue, lui dit-il, je vous remercie d'être venu, parce que la Chimène Gomez vous demande en mariage et vous accorde pardon pour la mort de son père. Acceptez, je vous prie; cela me fera grand plaisir ; aussi vous montrerai-je grande protection et vous accorderai-je maintes terres. »
•— • « Volontiers, Roi mon seigneur, a répondu le Cid, en cela, et en tout ce qui serait votre volonté. »
Le Roi lui en fut reconnaissant ; et après que l'évêque de Palencia les eût mariés, il accorda au Cid beaucoup plus qu'il ne possédait de par avant, et il l'aima en son cœur, ce qu'il méritait bien. Alors le Cid prit congé du Roi et s'en retourna h Bivar, emmenant avec lui son épouse, que sa mère reçut très-bien. Il la lui a recommandée comme un autre lui-même, puis, il est parti, promettant à Chimène, qu'aussi sûrement qu'il existait, il ne reviendrait point vers elle avant d'avoir vaincu aux Maures cinq armées.
XÏY Mariage du Cid avec Ghimène.
A Ghimène et à Rodrigue le Roi a fait donner leur parole et leur main qu'ils s'uniraient tous deux en présence de Layn Calvo. Ils ont oublié dans l'amour les vieilles inimitiés; car où l'amour préside, s'oublient beaucoup d'injures.
Le Roi a fait don au Cid de Valduerna, Saldana, Relforaclo et Saint-Pierre de Cardefia, les enchaînant pour jamais en sa possession.
Rodrigue alla avec ses frères s'habiller pour la noce; il enleva ses simples habits de fête, ainsi que son armure resplendissante et ciselée. 11 prit une culotte courte à bordure violette, des chausses tudesques à pointillés rouges, comme on en portait en ces bons siècles d'or, et des souliers de cuir de bœuf, avec deux boucles, en guise de lacet, pour serrer sur les côtés.
Il passa une chemise ronde et juste, sans lisérés ni broderies, car alors ces puérilités étaient réservées aux enfants ; puis un pourpoint de satin noir, à manches larges et piquées, que son père avait baigné de la sueur de trois ou quatre batailles.
Par-dessus une veste de peau à crevés, en souvenance et mémoire des nombreuses trouées qu'il avait faites. 11 avait un bonnet en drap de Courtrai avec une plume de coq et un manteau tout doublé de peluche. Il portait l'enragée Tizona (1), terreur et effroi du monde, soutenue par des pendants neufs, qui avaient coûté quatre quartos.
Plus gentil cavalier que Gerineldos, le fameux Cid des-
(1) Je ne puis (aire remarquer tous les anachronismes, niais J'épée Tizona, qui paraît ici, reparaîtra encore avant sa conquête.
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centl dans la cour où le Roi, l'Évêque et les Grands d'Espagne étaient à l'attendre debout.
Derrière lui descendait Chimène, coiffée d'une coiffe h papos (1), et non d'un de ces colifichets qu'on nomme aujourd'hui urraques (2). Elle portait une robe de drap fin de Londres, brodée, et bien juste à sa taille. Ses mules étaient d'écarlate et son collier comptait huit grosses médailles entre lesquelles était suspendu un saint Michel, que l'on estimait autant qu'une ville, rien que pour la main-d'œuvre.
Les deux nouveaux époux arrivèrent ensemble : et au moment de donner à Chimène sa main et son premier baiser, le Cid lui dit tout troublé, en la regardant :
« J'ai tué ton père, Chimène, mais en toute loyauté : je l'ai tué d'homme à homme pour venger un outrage bien certain. J'ai tué un homme, mais c'est un homme que je rends; car me voici à ton commandement. Pour remplacer ton père mort, tu as acquis un époux honoré. »
Tous approuvèrent ces paroles et louèrent le jugement du Cid : ainsi s'accomplirent les noces de Rodrigue le Castillan.
Vêtements de noce du Cid et de Chimène.
L'aurore de ce dimanche fut éclairée par un soleil plus joyeux que d'ordinaire, comme si ces événements lui eussent causé du plaisir. Ce fut en effet le jour où Rodrigue
(1) Le papo est proprement la fleur du chardon ; il s'agit ici d'une coiffure, qui, pour quelque ressemblance, lui aurait emprunté son nom.
(2) M. Damas -Hinard croit que l'urraque était une toque à la Médicis; il ne dit pas sur quels renseignements.
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de Bivar accomplit la parole qu'il avait donnée de se marier avec Chimène.
Pour aller à l'église recevoir la bénédiction, oh! comme il montra sa prestance, comme il était sorti beau cavalier!
Il porte un riche pourpoint de satin Isabelle; et dessus un justaucorps tout fendu de crevés, à haut-de-manches bouffant et à basques assez courtes pour laisser paraître le pourpoint; puis un petit manteau de drap noir, aux manches larges et étroites, au capuce évasé. Sa culotte courte et écarlate marque son bon goût. Sa ceinture a des galons d'or et des effilés d'argent : il y a mis son mouchoir, qu'on voit un peu, proprement plié. Il a chaussé des souliers de soie jaune, ouverts et comme pourfendus, parce qu'il esl pourfendeur. Il s'est paré d'un collier de pierres précieuses et d'or dont se servait son beau-père avant sa mort. Il a un bonnet orné de plumes, il a une chemise brodée, il a son épée Tizona que tant il estime, avec un fourreau et des pendants de velours violet.
Tous les grands, qui sont à la cour, l'attendent; et ils lui font place parce qu'il est le Cid Campeador. Le Roi le met à son côté, parce qu'il a deviné que de beaucoup d'autres royaumes le Cid le fera seigneur.
Ils s'en vont donc à l'église en grand ordre et comme en procession, ayant le Cid au milieu d'eux : on n'entend qu'un seul pas.
Réjouissances du mariage.
A son palais de Burgos, comme un bon et digne parrain, le Roi voulut emmener dîner ses nobles filleuls. Le Cid et l'évêque Layn Calvo sortent ensemble de l'église, des flots
de peuple leur faisant corlége. Dans la rue par laquelle ils passent, on a, sur le trésor du Roi, dépense à un arc de triomphe très-gracieux plus de Irvute-quatrequartos. Puis, aux fenèlres, c'étaient des tapis; à terre, des joncs et des branchages, et de distance en distance on chantait au marié quelques vers.
Pelage se montra sous un déguisement de taureaufait avec des étoffes rouges : d'autres masques le suivaient, et aussi une danse de laquais. Antolin parut de même à la genette (1) sur un âne, et Pelaez avec des vessies qui le faisaient poursuivre des enfants. Le Roi accorda seize maravédis à un laquais parce qu'il épouvantait les femmes avec un travestissement de diable.
Derrière venait Chimène tenant la main du Roi, avec la Reine, sa marraine, et toute la foule des femmes. Par les grilles et les fenêtres on jetait tant de blé, que le Roi, sur son large bonnet, en portait bien une grande poignée. On en lança aussi à la modeste Chimène, mille grains peutêtre dans sa gorgerelte. Mais le Roi allait les retirant à mesure.
Suero jaloux dit à haute voix pour être entendu du Roi : « Je souhaiterais volontiers d'être le Roi, mais plutôt encore d'être sa main. » Le Roi, pour ce mot heureux, lui octroya un riche panache,, et pria Chimène de lui donner un baiser quand ils seraient au palais.
Dans la route le roi parlait à Chimène, mais vainement, et en effet, ses belles paroles ne répondraient pas aussi bien que sa bouche silencieuse.
La foule, arrivant à la porte, se rangea sur deux haies Le Roi et les conviés restèrent à dîner.
(1) Selle à et ri ers courts.
Comme le Cid allait en pèlerinage a Santiago, saint Lazare lui
apparaît.
Déjà se met en route ce don Rodrigue, qu on appelle de Bivar, pour visiter Santiago, où il va comme pèlerin. Il a dit adieu à don Ferdinand, ce bon roi de Castille, qui lui accorda de nombreux honneurs et en outre de grands biens. 11 emmène avec lui, en sa compagnie, vingt vassaux.
Partout cù il passait, il répandait grands bienfaits, larges aumônes ; il donnait à manger aux indigents, et à ceux qui s'étaient voués à la pauvreté.
Voici qu'en suivant son chemin il entendit de grandes plaintes, que du milieu d'un marais poussait un malheureux lépreux, s'écriant que pour Dieu et Sainte Marie, on voulût bien le tirer de ce lieu. Rodrigue, sitôt qu'il l'eût entendu, vint à lui, et, laissant sa monture, descendit à terre. Puis il l'assit sur la selle et le plaça devant lui. Ainsi arrivèrent-ils à l'hôtellerie, où ils logèrent ce jour-là.
ils se sont assis à table où ils prennent leur tasse de bouillon. Les gens du Cid sont fort irrités de la conduite de leur maître ; ils ne veulent point rester présents et s'en vont à une autre auberge.
On avait donné au Cid et au lépreux un seul lit dans lequel ils se couchèrent tous les deux. A minuit, comme le Cid dormait, le lépreux lui souffla dans le dos, et si violemment, que don Rodrigue sentit sa poitrine comme traversée par ce souffle. Il se réveilla fort épouvanté et chercha le lépreux : ne le trouvant point dans le lit, il demanda à grands cris de la lumière. La lumière apportée, le lé
preux ne parut pas. Le Cid regagna son lit, l'esprit trèsagité par ce qui venait d'arriver.
Alors il vit venir à lui un homme vêtu de draps blancs, un homme qui lui dit : « Dors-tu ou veilles-tu, Rodrigue? »
« Je ne dors point, répondit-il : mais apprends-moi qui lu es, toi qui resplendit tant? »
— « Je suis Lazare, ô Rodrigue, et je viens pour te parler ; je suis ce lépreux à qui pour l'amour de Dieu tu as fait si bon traitement.
« Rodrigue, Dieu t'aime beaucoup, et j'ai obtenu de lui, que tout ce que tu entreprendrais, soit à la guerre, soit ailleurs, tu l'accomplisses à ton honneur. Ainsi ta gloire grandira-t-elle chaque jour, tu seras craint de tous, des Chrétiens comme des Maures, et tes ennemis ne pourront te nuire.
« Tu mourras d'une mort honorable sans jamais avoir été vaincu, mais toujours vainqueur. Dieu t'envoie sa bénédiction. » Il dit et disparait aussitôt.
Don Rodrigue se lève, et se met à genoux pour rendre grâces au Dieu du ciel et pareillement à Sainte Marie, Ainsi reste t— il en oraison jusqu'à ce qu'il soit jour (1).
(1) Cet épisode du lépreux secouru est magnifiquement développé dans Guillen de Castro, et j'ai le regret de ne pouvoir donner la scène tout entière. Je citerai seulement la réponse du Cid au berger, qui s'étonnait de voir « un homme être à la fois si dévot et si soldat. »
« Être chrét:en, répond le Cid, n'empêche pas d'être chevalier. La main de Dieu, pour sauver tous les hommes, les conduit par mille sentiers différents, qui tous les mènent au ciel. Ainsi chacun, voyageur et pèler»n dans ce monde périssable, doit chercher la route qu'il doit suivre dans son état. Atin d'atteindre le bonheur mérité par une vie simple et pure, le moine porte son capuchon, le prêtre son bonnet, et le grossier laboureur son manteau de bure : celui-là peut-être, en suivant les sillons de sa charrue a trouvé la plus sûre voie; et le soldat, le chevalier, s'il a des in-'
Le Cid poursuivit vers Santiago pour accomplir son pèlerinage ; de là il se rendit à Calahorra, où se trouvait le bon Roi. Le Roi lui fit excellent accueil et se réjouit fort de sa venue.
Ayant combattu avec Martin Gonzalez, le Cid resta vainqueur dans le champ-clos.