‹ La légende hugolienne; les petites épopéesChapitre 9 sur 25 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

« — Entrez, mon Général I »

dit à l'illustre et silencieux hôte introduit le sénor Esteban qui poudrait d'or les dernières lignes de son beau manuscrit. Et avec cette indiscrétion vaniteuse qui n'est pas rare chez les bons écrivains, il reprit, tout en chiquenaudant le parchemin dont l'écriture sèche se dépouillait de la poudre dorée :

« Voici une histoire secrète que je raconterai toute fois à Madrid, lorsque j'aurai l'honneur d'y revoir votre charmant cadet . J'ai deviné ses aptitudes. Sa plume de romancero, moins défaillante que la mienne, racontera plus vigoureusement l'apparition d'un spectral hidalgo qui revenait de l'autre monde, ajDprendre la constance à son épouse, veuve par quelque crime ou par quelque accident.

Ecoutez-en l'histoire

— Hombre, dit le général Hugo en s'éveillant après cette lecture, savez-vous que le roi d'Espagne porte admirablement la moustache!... >

— « Caramba !... >

soupira le senor Esteban, désespéré de son médiocre romantisme, par la réplique de cet homme . Et il poussa sur son cahier le fermoir d'or à triple agrafe.

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