CHAPITRE X
colonel prince Borghèse; !i8' dragoDs, colonel Montmarie ; 6' chasseurs, colonel Maupoint ; i3* idem, colonel Doramanget; ao% colonel Castex; ^4% colonel Ameille; 6* hussards, colonel Vallin ; 7% colonel Liégard; 9% colonel Gauthrin.
Parmi les nominations de légionnaires, une d'elles mérite d'être citée eu raison des particularités qui s'y rattachent. Le jeune Lauriston, fils du général, servait comme lieutenant dans le a* chasseurs à cheval. Ce régiment se trouva, au début des hostilités, en présence de plusieurs escadrons de uhlans, dans les environs d'Amstetten; le lieutenant, se détachant de son peloton, courut vers le commandant des uhlans et lui offrit le combat singulier a la manière des preux du moyen âge. L'officier autrichien accepta le défi ; Lauriston l'assaillit à coups de sabre, le vainquit et l'amena prisonnier. Les chasseurs du s&', électrisés par cet exploit, s'élancent sur les uhlans et les mettent en déroute. La croix de la . Légion d'honneur avait été instituée pour récompenser de pareilles actions; d'ailleurs, celle-ci avait encore le mérite d'être d'un bon augure pour la campagne que l'on venait de commencer.
T^ 84^ de ligne faisait partie de l'armée d'Italie (division Broussier); deux de ses bataillons, forts de 1,100 hommes, avaient été laissés par Macdonald à la garde de la ville de Grâlz, en Styrie, sous les ordres'du colonel Gambin ; ces deux bataillons Turent subitement attaqués par le général autrichien Giulay, dont les gens du pays favorisaient les opérations. Giulay, commandant 12,000
liQrpfp^Si ne doulait p£|s d'enlever en un instant la garnison de Grâtz; mais Gambin lui opposa une résistance des plus béroiques, et, par son habileté autant que par sa valeur, i| se maintint dans son poste pendant vingt heures, au bout desquelles le général Broussier vint le dégager. Gambin avait mis hors de combat 1,200 Autrichiens et leur avait pris deux drapeaux et 5oo hommes. Il perdit 200 de ses soldats, tués ou blessés. Lorsque la jonction de l'armée d'Italie avec celle d'Allemagne se fut effectuée sur les bords du Danube, en juin 1809, Gambin présenta à l'empereur les deux drapeaux témoignages d'un exploit aussi éclatant; l'empereur prodigua au colonel du 84^ et à son régiment les éloges les plus flatteurs : « Vous ferez graver sur vo^ aigles, lui dit-il. Un contre dix. » A la bataille de Wagram, le 84® faisait partie de cette colonne i^vec laquelle Macdonald fraya un chemin à la victoire; il acquit dans cette circonstance de nouveaux titres de gloire, et éprouva des pertes considérables. Le lendemain, l'empereur accorda à ce régiment quatre-vingt-seize décorations, et créa son colonel comte , avec une dotation de 10,060 francs.
Le colonel Charrière commandait le 57®deligne^ surnommé le Terrible. Au combat de Tarnn^ 19 avril 1809, il aborda à la baïonneUe six régiments autrichiens les uns après les autres, et parvint à les mettre tous en pleine déroute. L'empereur accorda au 67^ quarante décorations et créa le ce-