CHAPITRE X
lonpl Clisirrière commandant de Tordre, baron^ avec une dotation.
Le colonel Billard, officier de la Légion d'hoqneur à la création, commandant le 29^ de ligne, faisait partie de l'armée d'Italie.Ce régi nient éprouva, le 5 juillet 1809, des pertes cruelles en essayant d'enlever de front le plateau de Wagram ; le lendemain, il fit p^irtie de la colonne de Macdonald et combattit avec une rare valeur; il perdit encore beaucoup de monde. L'empereur lui accorda vingt décorations et créa son colonel barorij en lui donnant une dotation de io,ooq francs.
Le colonel Marin, du j6® de ligne, nommé officier de la Légion d'honneur le 6 mai, après la bataille deRatisbonne;àla journée d'Essling, il repris Gross-Aspern avec 2,000 hommes, et s'y soutint jusqu'au soir contre les efforts de ia,ooo Autrichiens, qui furent obligés de se retirer. Marin, en les poursuivant, fut frappé à la cuisse d'un coup de biscaïen. L'empereur, accouru dans le village de Gross-Aspern, reconquis par la valeur du 16® de ligne, arriva au moment où le brave colonel subissait l'amputation; il le créa baron, avec une dotation, et le nomma général de brigade à la fin de la campagne ^
Ici se présente sous notre pl^m^ le nom d'un bomme supérieur qui niérite une mention parti-
' Le général Marin fut noaiiné plas tard sous-gouvemeur des
pages.
culière. Baste, officier de la Légion d'honneur à la création , entré de bonne heure dans la marine, avait été choisi pour commander un bataillon des marins de la garde, destiné à faire partie du premier corps de Tarniée d'Espagne ; il suivit la division qui devait, sous le commandement de Dupont, réduire l'Andalousie insurgée. Baste se signala dans une' série d'actions particulières, principalement devant Cordoue. Lorsque le général Dupont eut commis la faute de se séparer du général Yédel, en présence de toute l'armée de Castanos, que soutenaient des milliei*s de partisans, le commandant des marins de la garde déploya autant d'intelligence que de bravoure pour empêcher un désastre qu'il avait signalé d'avance. Il fit des efforts inouïs pour amener la jonction des deux divisions ; celte réunion aurait infailliblement empêché les malheurs qui fondirent sur le corps d'armée. Baste, rentré en France avec les autres officiers, s'attendait à partager la disgrâce qui avait frappé les généraux Dupont, Marescot, Védel, Legendre, etc.; ce fut le contraire. L'empereur, instruit de sa conduite, l'appela auprès de sa personne, et lui donna de l'avancement en le nommant capitaine de frégate. Baste accompagna Napoléon dans la campagne de 1809, et prit le commandement d'une flottille de chaloupes canonnières, chargées de favoriser sur le Danube les travaux des ingénieurs militaires dont les efforts tendaient à préparer le passage d'une armée de i5o,ooo hommes. Baste fit preuve en cette circonstance d'une activité au-dessus des