CHAPITRE XII. leâ
dèrebt pftt de tomber dans la disgrâce de Ferd(^ nand VIL Bkke mourut à Yalladdlid en iBa).
Le maréchal Suchet^ aussi soigneux du bieti^ être du soldat que du bonheur des habitants S établit ail sein de la irille conquise un ordre admit» rable ; il n'épargna rien pour lui rendre plus léger le fardeau de l'occupation étrangère^ Le colonel d'Ëschalard fut expédié à Paris^ afin de porter à l'empereur la nouvelle d'une victoire capable d'exercer en Espagne une salutaire influence. Cet officier était également porteur du mémoire de proposition relatif aux récompenses demandées par le maréchal pour les officiers et les soldats de son arméei Le souverain accorda tout ce quë l'on désirait.
Un décret particulier conférait au maréchal Suchet le titre de duc (TAlbuféra : c'était le nom d'un étang situé à quatre lieues de Valence^ sur les bords duquel le général français avait défoit entièrement les troupes espagnoles. Cet engagement fut le dertiier que nos soldats livrèrent en
' Le souvenir de l'administration du maréchal Sudiet, administration remplie d'humanité et de sagesse, s*est conservé en Espagne jusqu'à ttos jours : un concert de loilanges s'élève ettcore pour bénir le nom de l'illustre guerrier. £n i8a3| lorsqu'une nouvelle guerre appela nos phalanges au delà des Pyrénées, les habitants de la Catalogne, de l'Aragon et du royaume de Valence al)ordaient amicalement nos officiers et leur demandaient des nouvelles du maréchal : t Eh! Suchet, como esta? »
rase campagne avant d'entreprendre le si^e de la ville. L'étang d'Âlbuféra, très-poissonneux , et les rivières qui l'entourent, formaient un domaine dépendant de la couronne d'Espagne : il fut donné en propriété au maréchal Suchet. D'autres domaines situés auprès de Liria et dans le reste de la province devaient être érigés en majorats pour les généraux Reille, Musmier, Harispe, Valée, Rogniat, Montmarie, etc. La rapidité des événements empêcha l'exécution de ce projet.
Le général Boussard avait commandé toute la cavalerie de l'armée d'Aragon durant les trois dernières campagnes; on le nomma général de division : ce vaillant homme de guerre succomba quelque temps après y par suite de la gravité de ses blessures.
Les généraux Montmarie, Robert et Delort reçucurent la croix de commandant de la Légion d'honneur.
La croix d'ofïîcier fut donnée aux colonels Materre, du 4® de ligne ; Real, du i o*, id. ; Terrier, du 8i^; au chef d'escadron de Saint-Joseph, aide de camp du maréchal, et au commissaire ordonnateur Bondurant.
Les régiments de cavalerie, i3® cuirassiers, %l\ dragons et 4^ hussards, furent particulièrement favorisés dans la distribution des croix de l^ionnaires.
L'enchaînement des circonstances fut tel, que les véritables amis du pays se virent en quelque façon amenés à exprimer des regrets au sujet des htil-