CHAPITRE XVL
luces et Lauriston £ls. Celte colonae, dont Saint- Germain conduit la tête, charge en flanc les cuiras* siers autrichiens, les enfonce, les écrase et les disperse. En ce moment le général Czernichef accourt avec 49OO0 Cosaques réguliers, afin de venir en aide à la cavalerie allemande. Nos cuirassiers et nos dragons se jettent sur lui et anéantissent par plusieurs charges cette division de cavaliers russes, qui ne tardent pas à chercher leur salut dans une fuite précipitée. Le sol reste jonché des cadavres d'un millier de soldats tombés sous les coups de nos vaillants cuirassiers et dragons.
Dans le moment où Saint-Germain et Nansouty renversaient la cavalerie ennemie, le général Curial, s'avançant d'un pas rapide à la tête de huit bataillons de la garde, arrive à son tour sur les lignes de l'infanterie du prince de Reuss , les aborde à la baïonnette et les enfonce successivement. Pendant que la cavalerie de la garde et les bataillons de Curial travaillent à la destruction de l'aile gauche. Napoléon ordonne au général Drouot de changer la direction de ses pièces dans un sens oblique et de tourner tout son feu contre Fartillerie des Bavarois, dont les décharges répétées arrêtaient sur la chaussée les efforts du maréchal Macdouald.
Lespièces de l'artillerie allemande, vaincues par la supériorité du tir des artilleurs français, furent démontées en moins d'une demi-heure et réduites au silence. Macdonald, profitant de cette heureuse diversion, ordonne au général Colbert, commandant les lanciers rouges, de se frayer le passage sur la
38» LA IMVOA D^HOMMEUR.
chftUSfi^i Qes ititjhépideft câvaliera arrÎTent êiit les pièeeë, en enlèvent plusieurs et sabrent les artil^ leurs. Le général Dermoncoin% commandant une brigade de cavalerie légère qui suivait les lanciers, s'engage également dans rartiileHeentieniie. Le général Priant s'avalice à son tour derrière tios cavaliers, à la tête de six bataillons de la jeune garde, perce à trai^ers les lignes des canons qui barraient la chaussée, et aborde vigoureusement Tinfànterie des Ba-* varois qui appuyaient les pièces* Cette troupe ne put tenir contre un pareil choc et flit à son tour enfoncée.
Le comte de Wrèdé, se voyant pfivé de son aile gauche, dont la cavalerie française vient d'achever la défaite, ne doutant pas que le centre de sa ligne ne soit gravement compromis , fait donner à ses lieutenants le signal dé la retraite: elle s'exécute dans la direction de Hanau. Le corps du maréchal Marmont^ uni à celui du général Bertrand, fut chargé de pousser l'ennetni dans sa retraite. Le généralissime bavarois arriva dans cette ville à la nuit tombante, mais il ne put s'y maintenir; il en fut expulsé après avoir perdu beaucoup de monde , et le général Bertrand se mit en possession de Hanau.
La division du général Lagrange précédait dans la marche le corps du maréchal Mortier, formant l'arrière^garde ; elle se jeta impétueusement dans un bois qui bordait la route sur notre gauche, et y livra un combat de tirailleurs qui dura une par^ tie de la nuit% Le lendemain matin, les cadavres