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CHAPITRE XVll

NominatioDs de la Légion d'honneur faites à Mayence, à l'occasion de la bataille de Hanau. — Préparatifs pour la défense du territoire. — L*abbé Bonjean est nommé légionnaire. — Dévouement des anciens légionnaires volant à la défense du pays.

La-victoire de Hanau fut l'éclair qui jaillit à travers les ténèbres de la tempête. Ce fait d'armes éclatant ne tient pas dans nos fastes militaires la place qu'il devrait y occuper. Le motif en est bien simple: l'agonie de l'empire avait déjà commencé lorsque cette bataille fut livrée. Napoléon y déploya non-seulement delà science militaire, mais encore une présence d'esprit admirable, sans laquelleTarmée était irrévocablement perdue.

Le général Drouot avait déterminé d'une ma-

nière incontestable le succès de la journée. Un concert de louanges s'élevait pour célébrer sa belle conduite; il venait d'être fait général de division et choisi pour Tun des aides de camp de l'empereur; on ne pouvait reconnaître qu'en magnanimes paroles les services rendus encetle circonstance; elles ne lui manquèrent pas. Le général Saint-Germain fut un des héros de la journée; il frappa le coup décisif en dirigeant les charges de sa cavalerie. Les gardes d'honneur, qui se mêlaient pour la première fois au jeu sanglant des armes, se battirent comme de vieux soldats. Le major Alexandre de Salaces, qui les commandait, leur donna l'exemple de la valeur.

Nous eûmes 5,ooo hommes tués ou mis hors de combat. Au nombre de ceux qui succombèrent se trouva un officier dont le nom mérite d'être cité : ce fut Guindet, l'ancien maréchal des logis du lo^hussards, qui, dans une rencontre au début de la campagne de j8o6, renversa mort le prince Louis de Prusse; le vaillant Guindet, devenu chef d'escadron dans les lanciers rouges de la garde, fut tué en sabrant sur leurs pièces les canonniers bavarois.

L'empereur traversa Francfort le i^** novembre, franchit le Rhin et établit son quartier général à Mayence, où il demeura jusqu'au 8. Il donna des ordres pour organiser plusieurs hôpitaux destinés à recevoir les blessés qui revenaient de la Saxe. Mayence recelait déjà une grande quantité de malades; le typhus commençait à sévir d'une

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manière cruelle. Le gënëral Walther ', grand aigle, succomba le premier sous les coups du fléau.

Durant son court séjour à Mayence, Napoléon fît un grand travail d'avancement, aOn de combler les vides occasionnés dans Tétat-major de l'armée parles pertes essuyées depuis la bataille de Dresde. Cette mesure était nécessaire pour réorganiser les débris de nos pbalanges. Ce travail fut établi parle maréchal Berthier, auquel on adjoignit le général Belliard ; il ne fut terminé qu'à la fin de novembre, attendu que l'on ne voulait donner de l'avancement qu'aux officiers susceptibles de continuer la campagne. Un mois de repos suffît pour remettre la plupart d'entre eux en état de rentrer en ligne.

Les généraux de brigade Radet, Rey, Meunier, Desvaux-Saint-Maurice, Burcke, Briche, Rebeval, Michel, Rottembourg, Thouvenot, Lafont-Blaniac, Nourry, Neigre, Colbert, Castex, Laferrière, furent nommés généraux de division.

On nomma généraux de brigade l'adjudant-commandant Meynadier, ainsi que les colonels Loverdo, du 59®; Lamorendière, du 76*; Bonnaire, du io3®; d'Orsay, du laa®; Dauture, du 9® léger; Beuret, du 17® de ligne; Rolland, du 2* cui-

^. Madame la comtesse Walther était partie de Paris à la pre<» mière annonce du danger que courait son mari ; en traversant les rues de Mayence dans sa voiture, cette dame rencontra le convoi du général, qu'une foule d'officiers de tous grades conduisait au champ du repos.

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rassiers; WoIfT, du lo^ dragons; Tromelin, colonel d'état-major.

Uue promotion analogue à celle des grades fut faite dans l'ordre de la Légion d'honneur. La croix de grand officier fut conférée aux généraux de division Lebrun de Plaisance, Bailly deMonthion, Ëxelmans, le Rey, Foucher.

La croix de commandant fut donnée aux geDeraux de division Taviel, Soult (frère du maréchal);

Aux généraux de brigade Bessières (second frère du maréchal), Gruyer, Pernet, Lallemand, Beizet, Grundler^Mongenet, Hulo, WolfT, Beuret^Remond, Walhiez, Leclercq^Rigoux, Dermoncourt : ce dernier s'était particulièrement distingué à la bataille de Hanauy où il commandait une brigade du cinquième corps de cavalerie ;

Aux colonels-majors de la garde Darrieule, du 1®*" tirailleurs ; Carré, du 4* ; Trappier, du 6* ; Castanié, 6^ de voltigeurs; Galté, a^; Pompejac, des flanqueurs ; aux colonels Régeaud, 4^^ de ligne; Limousin, 48**; Marchai, du 77®; Oudot, 56*^; Ricard, 8* léger; Lacroix, 3* de cuirassiers; aux colonels d'arlillerie Griois, Henriou, Delmud.

Parmi les nominations d'officiers de la Légion d'honneur failes en cetle circonstance pour récompenser les actions d'éclat produites à la bataille de Uanau, nous citerons les suivantes :

Le colonel de Vence, du 4^ chasseurs; le major de Saluées, des gardes d'honneur; le chef d'escadron de Lauriston , du même corps ; le chef d'escadron de Mortemart, officier d'ordonnance;

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