‹ La Légion d'honneurChapitre 158 sur 209 · CHAPITRE XVHI. 9Ti · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVHI. 9Ti

Les habitants, effrayes, mourant de (îiim, supplièrent les généraux alliés d'aviser au moyen d'éviter U ruine de leur ville. Rlénau offrit au maréchal dé traiter à des conditions honorables. Gouvion Saint- Cyr, manquant absolumentde vivres^ ayantdépensé toutes ses munitions^ «ntra en pourparlers. Oh aiTéta les clauses suivantes : «c Les Français sorti-^ a ront de Dresde avec les honneurs de la guerre, « conserveront armes et bagages, ainsi qu'une partie a de leur artillerie, et seront dirigés sur le Rhin par « étapes. » Cette convention, faite le i î novembre i8i3 par Gouvion Saint-Cyr, est acceptée sans res« trictiori par les généraux Klénau et Tolstoï. Les Français quittèrent Dresde le i^j en y laissant 9,000 malades, et se mirent en route dans la direc* tion de Strasbourg. Ils avaient fait déjà plusieurs étapes, lorsqu'ils se virent arrêtés en vertu d'un ordre supérieur. Le généralissime Schwartzemberg refusa delà manière la plus rude de ratifier la convention signée par les deux généraux, et l'on devait, par exprès commandement, conduii'e sans délai les Français prisonniers en Hongrie. Ceci s'exécuta au mépris de la foi jurée, et la France se vit ainsi privée du secours d'un général très-expérimenté et d'un corps de 16,000 hommes, parmi lesquels se trouvaient ^5 généraux et i,5oo officiers de tous grades. Le général Mouton, comte de Lobau, figurait en première ligne parmi ces prisonniers.

La garde de nos principales places fortes fut confiée à des généraux qui joignaient à une valeur éprouvée une grande fermeté de caractère. Carnot

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fut envoyé k Anvers ; on le fit à cette occasion général de division et comie de F empire^ Ajt général Duruite reçut le commandement de Metz; le général Broiissier, celui de Strasbourg; le général VimeuXy celui de Luxembourg; le général VerrièreSy celui de Landau ; le général Dermoncourt, celui de Neuf-Brisach ; le général Marulatz, celui de Besançon.

Les souverains étrangers suivirent scrupuleusement le plan que leur avait tracé Moreau : Fancien général de la république voulait que Ton poursuivit à outrance Napoléon au delà du Rhin, et qu'on l'écrasât sous ie poids de masses sans cesse renaissantes; il prescrivait de tourner les villes de guerre, de les faire observer sans essayer de former un siège en règle; enfin, il recommandait de forcer la ligne du Rhin par le côté de Test, et de marcher ensuite droit sur la capitale de la France. Aucun obstacle ne pouvait, dans cette direction, arrêter la marche des alliés.

Les généraux de la coalition concentrèrent rapidement le gros de leurs forces sur la rive droite du Rhin y et, violant sans ménagement la neutralité de la Suisse, ils s'emparèrent du pont de Bâle et en firent leur principal moyen de passage.

^. Carnot, légionnaire de la création, s'était obstiné à ne pas porter la croix ; mais se voyant obligé, en qualité de comniandant d* Anvers, de paraître devant le front des troupes, il dut arborer cette décoration.

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