CHAPITRE II
mais ses excès révolutionnaires, les singularités de sa vie, et les principes d'athéisme professés par lui ouvertement^ l'avaient fait tomber dans la disgrâce d*un souverain qui mettait une noble ardeur à relever les autels. Lalande fut nommé simple légion-
naire \
Bossul était à l'âge de vingt-quatre ans professeur à rÉcole du génie de Mézières. Louis XVI ordonna de créer pour lui une chaire d'hydraulique à Paris. Cet emploi, exercé avec la plus haute distinction, le fit admettre à l'Académie des sciences. Bossut fut nommé un des premiers membre de l'Institut, puis examinateur de l'École polytechnique. (Officier de la Légion d'honneur.)
Delambre, astronome et helléniste dont la modestie égalait le rare savoir. En 18049 sa réputation comme astronome était comparée à celle de Lalande.
Prony, né dans les environs de Lyon, géomètre, avait été avant la révolution professeur de l'École des ponts et chaussées sous Perronnet. En 1804, il avait publié des ouvrages remarquables. Inspecteur des ponts et chaussées et membre de l'Institut. (Officier de la Légion d'honneur.)
Cassini (Jacques-Dominique), astronome, était arrière-petit«fils de ce Dominique Cassini que
' Les mathématiques avaient leurs quatre L : Lagrange, Laplace, l^egendre» Lalande, comme la peinture avait ses quatre G : Gros, Gérard» Guérin, Girodet.
Louis XIV avait en quelque façon conquis sur ritalie et qui fonda TObservatoire de Paris. Avant 1789 Jacques Cassini faisait partie de rAcadémie des sciences, dans laquelle sa famille siégeait depuis t rois générations. Plongé dans les cachots pendant la tourmente révolutionnaire, il en sortit au 9 thermidor, et continua la publication des cartes de la géographie de la France, entreprise immense commencée par son père, Cassini de Thury.
Méchain, astronome, membre de l'Académie des sciences avant 1789. Il était en 1804 professeur et collaborateur de Delambre.
Barthez, médecin de la Faculté de Montpellier. Ses vastes travaux l'avaient rendu célèbre avant 1789 : la publication de son grand ouvrage de la Mécanique de t homme et des animaux avait fixé sur lui l'attention de toute l'Europe.
Fourcroy, médecin et chimiste, était avant 1789 membre de l'Académie des sciences, où il était entré par l'appui de l'illustre Lavoisier. Il se montra ardent révolutionnaire, présida souvent la société des Jacobins. Sous le Directoire, il fut nommé professeur de chimie, et obtint dans ces fonctions un succès prodigieux, autant par son éloquence que par l'étendue de son savoir.
Portai, membre de l'Académie des sciences avant 1 789, fut ensuite professeur d'anatomie au Collège de France. En i8o4, on le regardait à juste titre comme un des meilleurs praticiens de Paris.
Pinel, médecin, auteur de nombreux ouvrages qui (ont autorité dans la science.
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Pelletan,chirurçîen en chef des armées. En i8o4, il dirigeait la clinique de l'Hôlel-Dieu de Paris.
Sabatier, médecin, était avant 1789 membre de TAcadémie des sciences et chirurgien en chef de l'hôtel des Invalides. Jl fut attaché au service des armées durant les guerres de la révolution.
Haùy, minéralogiste , chanoine de Notre-Dame, membre de l'Académie des sciences avant 1789. Il fut le créateur de la cristallographie. Vivant dans une profonde retraite, il demeura étranger aux premiers événements de la révolution. Jeté en prison comme prêtre réfractaire, il fut arraché à la mort par le courage de Daubenton et de plusieurs de ses élèves. L'abbé Haûy fut nommé professeur à l'École normale sous le Directoire. Il fallut réellement user de violence pour lui faire accepter la croix de la Légion d'honneur. Ses confrères à l'Académie, moins anciens que lui, s'obstinaient à ne pas entrer dans l'ordre si Haûy ne les y précédaient. On eut besoin de recourir à l'intervention du cardinal Dubelloi, son parent, qui finit par vaincre sa résistance. En 1804, Haûy était au nombre des professeurs du Jardin des plantes.
Vauquelin, chimiste, membre de l'Académie des sciences avant 1789, fut depuis l'émule de Fourcroy. Il occupa successivement plusieurs chaires. En 1 8o4 ses cours étaient des plus suivis.
Parmentier, chimiste, agronome, horticulteur. Cet homme justement célèbre sut, par de nombreuses expériences, détruire les préjugés élevés à l'égard
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de la pomme déterre exportée d'Amérique en Europe; grâce à ses soins, ce précieux tubercule fut naturalisé en France.
Guyton-Morveau, né à Dijon, chimiste, fit faire un grand pas à la science par ses nombreuses découvertes. Révolutionnaire ardent, il siégea dans plusieurs assemblées législatives. Il était en i8o4 administrateur de TÉcoIe polytechnique.
Halle, professeur d*hygiène à la Faculté de médecine de Paris. En 18049 îl ^^^^^ médecin de Timpératrice.
Âdanson, né à Aix, botaniste, tenait depuis longtemps la tête de la science; il jouissait delà réputation la plus étendue. Ses Recherches sur FAfriqueXe mirent au rang de nosbods écrivains : il ne cessa de déployer dans ses travaux une prodigieuse activité. En 18049 il professait encore au Jardin des plantes.
Jussieu (Laurent de), médecin, botaniste, neveu du grand Bernard de Jussieu, était membre de 1* Académie des sciences avant 1789. Il était en i8o4 professeur de botanique au Jardin des plantes et l'une des illustrations de notre pays.
Thouin, botaniste, fit partie de Texpédition d'Egypte. En 1804, il était professeur au Jardin des plantes.
Geoffroy Saint-Hilaire, naturaliste, fit partie de l'expédition d'Egypte, remonta le Nil jusqu'à la seconde cataracte. Ses laborieux travaux lui acquirent une réputation méritée. En i8o4, il était professeur de zoologie au Jardin des plantes.