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CHAPITRE II

Cuvier, naturaliste. En i8o4 il était un des membres les plus jeunes de l'Académie des sciences ; il n'avait point encore publié les magnifiques ouvrages qui ont rendu son nom immortel.

Lefebvre-Gîneau, physicien , professeur au Collège de France, employé par le gbUVei'nemetlt républicain dans diverses missions où II montra autant de modération que d'humanité. En t8o4, il était inspecteur des éludes.

Buache, premier géographe du roi et membre de l'Académie des sciences avant 1789. Eri i8ô4, il était professeur à l'École normale.

Costaz^ géomètre, fit partie de l'expédition d'Orient, et accompagna Desaix dans la haute Egypte, où il fit des observations très-Curieuse^ pour là science ; à son retour en France, il enlra au tribuhàt, présida cette assemblée, et s'y fit remarquer paf rétendue de ses connaissances. En 1804, Co^taz était préfet de la Manche.

Cpnté, mécanicien, chimiste, fonda en 1797 l'Ecole des arts et métiers ; il fit partie de l'expédition d'Egypte et fut d'une grande litillté à l'armée française par ses immenses travaux, sa prodigieuse activité et la fécondité de son génie. Rentré en France, Conté créa la fabrique de crayons qui portent son nom.

Fourier, mathématicien, fut successivement professeur à l'École normale et k l'École polytechnique; il fit partie de l'expédition d'Egypte, s'y fit remarquer par Tardeur qu'il mettait dans ses explorations j il demeura auprès dç Klébet*, qui Id

nomma chef de radmiuistralion civile. En i8o4^ Fourler était associé de l'Institut et préfet de risère.

Montgolfier, mécanicien, frère du fameux inventeur des aérostats , mort en 1 799. Montgolfier était en 1804 administrateur du Conservatoire des arts et métiers.

Daubenton^ le patriarche du Muséum d'histoire naturelle^avaitéléélusénateuraprèsle iSbrumaire ; il étaitmort l'année suivante. L'illustre Borda l'avait précédé de quelques mois dans la tombe.

Dans la famille de Bonaparte, Lucien, Louis, Élisa, Joséphine, sa fille Hortense et le jeune de Beauharnais, montraient un véritable empressement à protéger les littérateurs, et en admettaient plusieurs dans leur intimité. Quant à Napoléon, on a prétendu qu'il les détestait ; c'est une erreur : la vérité est qu'il redoutait chez les gens de lettres cette indépendance de caractère qui forme un de leurs plus beaux apanages ; le seul poète pour lequel il témoignait une véritable aversion était Chénier. Le premier consul^ dès la fin de i8o3, chargea Lucien, nommé depuis quelque temps membre de l'Institut, de dresser, de concert avec Lacépède et Fontanes, la liste des littérateurs; l'empereur l'examina avec un soin scrupuleux, et y fit de nombreuses modifications. En tête de cette liste se présentait la Harpe; mais le célèbre critique mourut six mois avant la distribution. Marmontel n'existait plus depuis quelques années; le spirituel Rivarol nn des beaux esprits du xviii^ siècle, venait éga-

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