‹ La Légion d'honneurChapitre 182 sur 209 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

et des faveurs. Louis XVIII conféra , à Toccasion du i^** janvier i8i5, la grand'croix de la Légion d'honneur aux lieutenants généraux dont les noms sui- Tent :

MM. MM

Le comte Dulauloy ; Le comte Verdier ; Le comte Reille; L§ baron Claasel ; Le comte Compans ;

Le comte Claparède ; Le comte Molitor ; Le comte Gurial ; Le comte Gazao.

Le comte Barthélémy, pair de France, reçutéga* lement la grand'croix en cette occasion.

On nomma grands officiers, en janvier t8i5, les lieutenants généraux dont les noms suivent :

MM. MM

Le comte de Valence ; Le comte Charbonnel ^ Le baron Chabot ; Le baron Soult ; Le baron Macors ; Le baron Rottembourg ; Le baron Piquet ;

Le comte Valée ; Le baron Taviel ; Le baron rHuillier ; Le baron Doumerc ; Le baron Darrican ; Le baron Tirlet ; Le comte Defrance.

Le comte Defrance avait été nommé grand officier au commencement d'avril 18149 comme le général Belliard avait été nommé grand aigle ; on éleva les mêmes difficultés au sujet de cette promotion, elle fut néanmoins confirmée avec toute justice.

La promotion faite au commencement de i8i5 élevait à 81 le nombre des grands-croix : on sait que Napoléon l'avait fixé à 60; ce chiffre ne fut jamais atteint durant son règne. Au bout de quelques mois l'institution se trouvait altérée dans son essence; on doit convenir que cette violation eut lieu en grande partie dans l'intérêt des anciens

m LA LBGICW D'HONNEUR.

g^piraiix qui s'étaient signalés dans les dernières guerres de l'einpire. Napoléon n'avait pas eu le temps de les récompenser* Louis XVIII se voyait amené par la force des choses à acquitter cette dette; ce prince avait trop de sagesse pour reculer devant une si noble obligation.

Ainsi le général Rapp reçut alors la récompense que lui méritait l'héroïque défense de la place de Dant7ick : Rapp s'y était renfermé, dans le mois de décembre iSia avec 35,ooo hommes ; la majeure partie de ces soldais étaient blessés ou perclus par la rigueur du froid. Les maladies ne tardèrent point à exercer de terribles ravages : au bout de quelques mois la garnison de Dantzick se trouva réduite à 12,000 hommes valides, et néanmoins le général français soutint un siège des plus mémorables contre une armée considérable aux ordres du duc de Wurtemberg, Les vigoureuses sorties ei^écutée^, soit par le général Rapp, soit par les généraux Heudflet et Grandjean, faisaient éprouver à l'ennemi des pertes énormes ; elles étaient facilement répa-> rées par l'arrivée successive de renforts de troupes prussiennes ou russes. La défense de Rapp durait depuis un an : toutes les ressources étaient épuisées, la garnison ne comptait plus que 7,000 soldats en état de se servir de leurs armes ; eux et les habitants se voyaient réduits aux horreurs de la faim et de la misère la plus profonde, Rapp, sommé pour la vingtième fois de rendre la place, finit par écouter les propositions plutôt par humanité que par découragement. La capitulation fut signée le

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